Culture

«Mad Men» reviendra bien en 2012

Slate.fr, mis à jour le 01.04.2011 à 17 h 32

[Attention, les lignes qui suivent contiennent quelques spoilers concernant les premières saisons de Mad Men]

Diffusé en octobre, le dernier épisode de la saison 4 de Mad Men s'appelait Tomorrowland: il y aura effectivement bien un lendemain pour la série puisque, comme le rapporte ArtsBeat, le blog culture du New York Times, son créateur Matthew Weiner est parvenu à un accord avec le producteur de la série, Lionsgate, pour deux saisons supplémentaires à partir de 2012, avec une troisième en option, pour un montant estimé de 30 millions de dollars. Une durée qui amènerait Mad Men à un total de sept saisons.

Les litiges entre les deux parties portaient sur trois points. Le premier est la durée de la série: finalement, les épisodes seront réduits de 47 à 45 minutes, à l'exception du pilote et de l'épisode de fin de saison, et une version director's cut de 47 minutes sera disponible en ligne, élément qui devrait créer des discussions animées entre les fans selon la NPR. Le second est le placement de produits à l'écran, qui ne sera finalement pas accru, selon The Washington Post. Le troisième est le casting: Matthew Weiner a expliqué que son nouveau contrat disposait que les rôles «ne seraient pas supprimés en raison de considérations financières», mais seulement créatives. 

La rumeur selon laquelle les producteurs et diffuseurs de la série exigeaient que deux rôles soient coupés afin de faire des économies avait en effet inspiré ces derniers jours la presse américaine, qui s’était mise à chercher quels personnages pouvaient être évincés du casting. A commencer par nos confrères de Slate.com, qui nominaient Betty Francis (January Jones), l’ex-femme de Don Draper (Jon Hamm), et Lane Pryce (Jared Harris), le dirigeant anglais de l’agence Sterling Cooper Draper Pryce. Le site proposait aussi un «geste audacieux» qui aurait consisté à remplacer Don Draper par «un nouveau et suprêmement charismatique chef des créatifs qui serait joué par Charlie Sheen». Un autre de ses rédacteurs suggérait lui à regret d’éliminer le grand buveur et dragueur Roger Sterling (John Slattery), devenu une «relique» de la série et qui a déjà «un pied dans la tombe».

Vanity Fair, de son côté, proposait également d’éliminer Betty Francis, qui «n’a démontré aucun intérêt ou capacité à changer, grandir ou apprendre, même brièvement». Comme deuxième victime, le magazine citait le nom du sympathique Harry Crane (Rich Sommer), responsable des publicités télévisées, personnage dont le développement passerait par un départ à Los Angeles. Le Washington Post, lui, proposait «le choix le plus évident», Henry Francis (Christopher Stanley), le nouveau mari de Betty, «un homme qui semble déjà fatigué de son humeur maussade». Le New York Magazine, enfin, estimait que «Mad Men a un casting plutôt peuplé, et si nous ne voyons plus Ken Cosgrove [un des jeunes commerciaux de l’agence, joué par Aaron Staton, NDLR] que pendant huit des douze épisodes, nous pourrons vivre avec (nous pourrions même ne pas le remarquer)». Reste à savoir désormais si ces suggestions inspireront Matthew Weiner quand il voudra évincer des personnages pour des raisons «créatives»...

Photo: Don Draper (Jon Hamm) dans le dernier épisode de la quatrième saison de Mad Men (AMC/Lionsgate).

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