Monde

Bill Murray va jouer Roosevelt

Slate.fr, mis à jour le 30.03.2011 à 16 h 35

Bonne nouvelle: l’acteur préféré de la rédaction de Slate va jouer le président préféré des Américains.

Le blog américain Vulture, émanation du New York Magazine, révèle en effet que Bill Murray incarnera Franklin D. Roosevelt dans Hyde Park on the Hudson, une adaptation d’une dramatique radio britannique qui sera tournée par Roger Michell (Coup de foudre à Notting Hill) à partir de juillet. Une œuvre qui narre «l’histoire d’amour quasi-incestueuse entre le président et sa lointaine cousine Margaret Stuckley» et se déroule «en juin 1939, durant un week-end où le roi et la reine d’Angleterre rendirent visite à Roosevelt dans sa maison de campagne près de New York, la première visite d’un monarque anglais aux Etats-Unis».

Comme le rappelle le site Obsessed with Film, ledit roi d’Angleterre était à l’époque George VI, père de Elizabeth II, incarné par Colin Firth dans le multi-oscarisé Le Discours d’un roi. Un film dont le succès massif a certainement offert un «feu vert rapide» au projet sur Roosevelt. Le président démocrate a lui déjà été notamment incarné dans le passé par Kenneth Branagh (dans le film de télévision Warm Springs, du nom de la petite ville de Géorgie où il avait sa maison) ou Jon Voight (dans Pearl Harbor de Michael Bay).

Lors de son décès en 1991, à l’âge de 99 ans, le New York Times qualifiait Margaret Suckley d’«aide et confidente» de Roosevelt durant la Seconde Guerre mondiale. Le journal revenait sur deux points importants de sa relation avec le président, son cousin au sixième degré. Le premier est le petit chien qu’elle lui avait offert, Fala, devenu un enjeu de campagne durant la présidentielle de 1940 quand les républicains accusèrent Roosevelt d’avoir envoyé un navire de l’armée le récupérer aux îles Aléoutiennes, où il avait été oublié lors d’une visite. Le second est sa présence à ses côtés le jour de sa mort, le 12 avril 1945 à Warm Springs, d’une hémorragie cérébrale.

En 2007, le même New York Times consacrait un reportage à la maison de Margaret Stuckley le long de l’Hudson, et citait un extrait de son journal à propos de Roosevelt:

«Il m’a dit un jour qu’il n’y avait personne d’autre avec qui il était aussi complètement lui-même.»

Photo: détail de la couverture de Time sacrant Roosevelt «homme de l'année» en 1942. cliff1066 via Flickr CC License by.

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