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Japon: le PDG de Tepco à l'hôpital

Temps de lecture : 2 min

Le PDG de Tepco, l'EDF japonais en charge des centrales nucléaires du pays et notamment de celle de Fukushima, a été admis à l'hôpital à cause d'une hypertension artérielle et de vertiges, rapporte la BBC. Ses fonctions sont momentanément assumées par le président (chairman) de l'entreprise, Tsunehisa Katsumata.

On a perdu de vue Masataka Shimzu depuis sa dernière apparition publique le 13 mars –soit 17 jours au moment où nous rédigeons cette brève. Pendant que Tepco devait gérer la crise nucléaire en cours depuis le séisme et le tsunami qui ont touché l'archipel le 11 mars, il était en congé maladie.

Des porte-parole de Tepco ont ainsi expliqué que leur PDG était tombé malade le 16 mars et avait pris un congé maladie, abandonnant momentanément son rôle au sein groupe de crise instauré avec le gouvernement.

Ils ont souligné que, même s'il n'était plus dans les locaux du groupe de crise pendant quelques jours, il a continué à travailler depuis un autre bureau du siège de Tepco, et ajouté qu'il n'avait pas eu besoin d'être mis sous intraveineuse.

Quelle maladie touchait Masataka Shimizu? Un porte-parole a dit à Bloomberg que «le surmenage» était à l'origine de l'arrêt maladie de son patron...

Il avait donné la première conférence de presse de la société après la première explosion, où il s'était excusé, mais n'a pas participé aux conférences de presse qui ont eu lieu depuis.

Sa dernière intervention consistait en un simple communiqué de presse, samedi 19, où il redisait combien il regrettait d'avoir «causé tellement de problèmes». La veille, le directeur général de Tepco avait éclaté en larmes en quittant un briefing de journalistes sur la situation de la centrale de Fukushima. Alors que les porte-parole de l'entreprise gèrent la communication de crise, ils n'avaient pas jusque-là dévoilé aux journalistes que Shimizu était tombé malade.

Pour les analystes interviewés par Bloomberg, le PDG va finir par quitter son entreprise –dont l'indice est au plus bas depuis 1977–, comme l'affirme l'ancien vice-président de Goldman Sachs Asie:

«Inévitablement, Shimizu va démissionner, c'est davantage une question de timing.»

Son successeur sera probablement choisi parmi des hauts responsables en activité à Tepco, en tout cas si la décision suit la tradition: l'entreprise n'a jamais nommé un PDG venant de l'extérieur.

Bloomberg rapporte que le PDG avait promis il ya trois ans de «retrouver la confiance» dans l'énergie nucléaire, après le tremblement de terre de 2007 qui avait fait fermé la plus grosse centrale de Tepco. Le journal conclut que la catastrophe en cours à Fukushima «a détruit toutes les chances qu'il avait d'y parvenir».

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Photo: Masataka Shimizu dans la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, le 9 mai 2009.

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