Monde

Des civils libyens tués et placés sur les sites bombardés

Slate.fr, mis à jour le 27.03.2011 à 12 h 25

Robert Gates/CBS

Robert Gates/CBS

Au neuvième jour de frappes aériennes sur les forces fidèles à Mouamar Kadhafi, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a accusé les hommes du dictateur libyen de placer des corps de personnes qu’ils avaient tués sur les sites attaqués par les forces coalisées afin de faire croire qu’elles étaient victimes de ces raids.

A chaque fois, les renseignements occidentaux nient ce bilan. «Ce qui est vrai, c’est que nous avons très peu d’éléments qui montrent que nous sommes responsables de morts parmi les civils», a ajouté Robert Gates, dans un entretien diffusé ce dimanche soir sur CBS.

La semaine dernière, selon les sources officielles libyennes, au moins 100 civils ont été tués dans des frappes, et  samedi à Misrata, Syrte et Sebha, elles ont «continué pendant des heures et des heures, sans arrêt, sur la route reliant Ajdabiya à Syrte, longeant la côte sur environ 400 km», a expliqué un responsable libyen, évoquant «de nombreux civils tués y compris des familles qui fuyaient les frappes aériennes».

Au cours du même entretien, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a ajouté que les renseignements dont elle dispose font état de soutiens de Kadhafi de plus en plus angoissés par la possibilité de la chute du colonel.

L’optimisme américain a été également le maître mot de l’allocution hebdomadaire du Président américain. Barack Obama a soutenu les actions de ses armées et de leur mission «limpide» et «précise», et sur la voie de la réussite. «Ne vous y trompez pas, a répondu Obama: parce que nous avons agi rapidement, une catastrophe humanitaire a été évitée et les vies d'innombrables civils innocents, hommes, femmes et enfants, ont été sauvées». Ce que le ministre adjoint libyen aux affaires étrangères a en partie reconnu, remarque le New York Times. Les forces loyales à Kadhafi se retirent, a-t-il dit, avant de demander l’arrêt des frappes aériennes, qui toucheraient des civils.  

 Fort du soutien aérien, les rebelles ont repris les villes d'Ajdabiya et de Brega dans l'est du pays. Les forces de Mouammar Kadhafi, repoussées dans un premier temps jusqu'à Al-Bicher, ont finalement abandonné aux rebelles la ville d'Oukaïla et le terminal pétrolier de Ras Lanouf, à 370 km de Benghazi.

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