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Ceux qui vont à la messe sont plus gros

Slate.fr, mis à jour le 25.03.2011 à 11 h 21

Une récente étude de la Feinberg School of Medecine de l’université américaine de Northwestern a trouvé un lien entre la piété et la suralimentation aux Etats-Unis. Les participants à l’étude qui allaient à l’église toutes les semaines ou plus avaient presque deux fois plus de chances d’êtres obèses que ceux qui y allaient moins souvent ou jamais.

Les chercheurs n’ont pas d’explication définitive sur ce qui relie la prière à l’indice de masse corporelle, mais avancent plusieurs hypothèses: la tradition culinaire associée à l’Eglise avec des plats souvent très caloriques, l’extinction des championnats de baseball et de basketball organisés par l’Eglise, l’importance accordée au mariage, qui peut entraîner un gain de poids, et l’utilisation de la nourriture comme une récompense pour les bonnes actions.

Le sociologue Kenneth Ferraro, qui n’a pas pris part à l’étude mais qui travaille sur le sujet depuis plusieurs années estime que la gourmandise est un vice considéré comme acceptable par beaucoup de croyants:

«Le style de vie religieux a longtemps été considéré comme sain, avec des contraintes sur la promiscuité sexuelle et la consommation d’alcool et de tabac. Mais la suralimentation est un pêché que les pasteurs et les prêtres semblent négliger. […] Dans le livre des Proverbes, la gourmandise est listée comme un signe de faiblesse morale au même titre que l’ivresse.»

L’étude, qui a été présentée lors d’une récente conférence de l’American Heart Association, portait sur un groupe de 2.433 personnes au moment où elles étaient âgées de 20 à 32 ans en prenant en compte des facteurs de risque de maladie cardiovasculaire tels que le diabète, l’hypertension et la consommation de tabac. Les chercheurs ont ensuite répété le même test au cours des 25 années suivantes sur le même groupe de personnes et sont alors aperçus du lien avec l’Eglise en analysant les résultats.

Julie Deardorff, qui tient un blog sur la santé sur le site du Chicago Tribune, relate sur le même sujet l’expérience d’Yvonette Bennett, une monitrice de sport, pour qui l’étude reflète bien une réalité. Elle raconte comment les pratiques culinaires de son Eglise l’ont poussée à lancer un programme de remise en forme pour les pratiquants. Avec la nouvelle importance donnée aux habitudes alimentaires et à l’activité physique, elle explique que «nous voyons maintenant beaucoup de salades, de repas légers de fruits et légumes et d’eau servis» lors des évènements organisés par l’église.

Photo: The church fighting undernutrition in the world/One From RM via Flickr CC License by

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