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La vague du tsunami a atteint 23,6 mètres à son maximum

Temps de lecture : 2 min

Un navire au milieu des ruines après le tsunami Kim Kyung Hoon / Reuters
Un navire au milieu des ruines après le tsunami Kim Kyung Hoon / Reuters

La vague du tsunami qui s'est abattue sur les côtes japonaises après le tremblement de terre du 11 mars a atteint à son maximum 23,6 mètres selon une étude menée par l'Institut de recherche des ports et des aéroports japonais rendue publique par Kyodo News. Cette hauteur terrifiante a été calculée dans la ville d'Ofunato, mais il ne s'agit pas d'un record. Il a été atteint au Japon en 1896 pendant l'ère Meiji avec une vague de 38,2 mètres lors du tsunami lié au tremblement de terre de Sanriku.

Mais pour le chercheur Kazuhiko Toda, la hauteur de la vague du tsunami du 11 mars n'est pas le reflet de sa force réelle car elle a été réduite par des briseurs de vague et autres aménagements existants justement pour contrer les tsunamis. Du coup, il estime que le tsunami de mars 2011 était en fait encore plus violent que celui de 1896.

Selon l'agence météorologique japonaise, une vague de plus de deux mètres peut détruire compte tenu de sa vitesse qui peut atteindre 800 kilomètres à l'heure des maisons en bois. Des immeubles en bétons peuvent résister à des vagues allant jusqu'à 4 mètres.

Un sismologue japonais, Yukinobu Okamura, a dénoncé l'agence gouvernementale japonaise d'évaluation des risques nucléaires qui a rejeté en 2009 les mises en garde sur la sécurité d'un certain nombre de centrales nucléaires en cas de catastrophe naturelle et notamment de tsunami de grande ampleur. A Fukushima, les experts se sont uniquement préoccupés de protéger les installations contre un tremblement de terre et considéraient qu'un tsunami était une hypothèse totalement improbable. Sur les sept membres de la commission qui a évalué les risques à Fukushima entre avril 2008 et juin 2009 et s'est réunie à 22 reprises, aucun n'était un spécialiste des tsunamis. La centrale était protégée par un mur capable de résister à une vague de six mètres.

Le tremblement de terre du 11 mars et le tsunami qui a suivi au Japon pourraient devenir la catastrophe naturelle la plus coûteuse de l'histoire avec une dernière estimation des dommages faite par le gouvernement japonais de 25.000 milliards de yens soit environ 230 milliards d'euros. Le coût de l'ouragan Katrina d'août 2005 aux Etats-Unis a été de 100 milliards d'euros. Par ailleurs, le nombre de victimes recensées continue à augmenter au Japon et les derniers chiffres font état de plus de 9.700 corps retrouvés et de plus de 15.500 personnes toujours portées disparues.

Photo: Un navire au milieu des ruines après le tsunami. REUTERS / Kim Kyung Hoon

Slate.fr

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