France

Les dix chiffres clés des élections cantonales

Slate.fr, mis à jour le 21.03.2011 à 15 h 41

Bousculé par l'actualité japonaise et libyenne, le premier tour des élections cantonales qui s'est tenu le dimanche 20 mars n'a pas mobilisé les foules. Quels enseignements pouvons-nous tirer de ce scrutin? Pour y répondre, nous avons choisi de revenir sur les 10 chiffres clés du premier tour.

2.026 cantons 

C’est le nombre de cantons qui sont en jeu. Les conseillers généraux sont élus pour trois ans et non plus pour six, la mise en oeuvre de la réforme des collectivités territoriales réduisant de moitié la durée de leur mandat. Il s’agit donc des dernières élections cantonales de notre histoire puisqu’en 2014, les postes de conseillers généraux seront supprimés au profit des conseillers territoriaux.

10.361 postulants

C’est le nombre de postulants aux élections cantonales, un nombre en net recul (-16 %) par rapport à 2004 selon Le Monde.  Il y aurait environ 200 candidats de moins par rapport à la précédente élection. 9.954 sont en métropole et 407 en Outre-Mer.

419 candidats élus au premier tour

Dimanche soir, 419 candidats étaient d'ores et déjà élus. Selon 20 Minutes, «les communistes obtiennent 18 sièges, le Parti de gauche un, le Parti socialiste 130, les radicaux de gauche 14, les candidats divers gauche 47, le MoDem 2, l'UMP 78 et d'autres candidats de la majorité présidentielle 29». Parmi les personnalités élues dès le premier tour, on trouve notamment Bernadette Chirac, Hervé Morin ou bien encore Michel Mercier. À noter que dix cantons ne comptaient qu’un unique candidat, ils ont donc été directement élus à l’issue du premier tour. 

Une abstention record avec 55,63%

Avec 55,63%, l’abstention a atteint un niveau record. Alors que plus de 21 millions de personnes étaient amenées à se prononcer, moins de 10 millions d’électeurs seulement se sont rendus aux urnes selon le ministère de l’Intérieur. Le taux d’abstention le plus fort de France a été relevé dans le département de Seine-Saint-Denis avec 67,30%.

A titre de comparaison, en 2004, l’abstention avait atteint 36,09% tandis qu’en 2008, elle était de 35,12%. Contrairement aux élections cantonales de 2004 couplées avec celles des régionales ou en 2008 qui avaient lieu en même temps que les élections municipales, on ne votait que pour les élections cantonales ce dimanche 21 mars.

Le PS en tête avec 25%

Le Parti socialiste est en tête du premier tour avec 25,04% des voix, devançant l’UMP (17,07%) et le FN (15,18%). Selon les dernières estimations, la totalité des voix de gauche atteindrait 49,5% des voix, le Front de Gauche et Europe Écologie Les Verts ayant obtenu respectivement, 9 et 8% des voix.

Réunis dimanche sur une péniche, Cécile Duflot, Martine Aubry et Pierre Laurent ont appelé à un «grand rassemblement de la gauche» mais se sont abstenus de tout triomphalisme, l’UMP refusant d’appeler à voter PS en cas de duel avec le FN.

Le recul historique de l'UMP: 17,07%

En perte de quatre points par rapport aux élections cantonales de 2004, l'UMP connaît un recul historique. Avec 17,07% des suffrages, le parti majoritaire se situe juste devant le Front national, qui a obtenu 15,18% des voix. Le député UMP de Paris, Claude Goasgen a parlé d'un «avertissement lancé par les électeurs à l'UMP et à Nicolas Sarkozy. Nous sommes en pleine période de crise, les gens ne sont pas contents».

Le FN encore en lice dans 399 cantons

C’est le nombre de cantons dans lesquels le FN pourra se maintenir. Avec un score de 15,18%, le Front national améliore sensiblement son score de 2004 où il avait obtenu 12,13% des suffrages en moyenne en France. Dans 39 cantons, le FN est même arrivé en tête à l'issue du premier tour. Paradoxalement, le FN a présenté moins de candidats que lors de la précédente élection, 1.440 candidats contre 1.846 en 2004. «Dans une élection traditionnellement difficile pour nous, c'est un résultat historique», s'est félicitée Marine Le Pen.

14,8% pour les candidats divers droite

C’est le score masqué de ce scrutin, bon nombre de candidats n’ayant pas voulu porter l’étiquette UMP (lien payant). Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant n’a pas hésité à revendiquer leurs suffrages en déclarant qu’ils appartenaient à la «majorité présidentielle», qui atteindrait alors le score de 32,5%.

394 duels

Il y aura 394 duels au second tour. Selon l’Expansion, ils seront en «majorité face au PS (204), mais aussi face à l'UMP (89), au PCF (37) ou d'autres candidats, de gauche ou de droite (37)».

5 triangulaires

C’est le nombre de triangulaires entre l’UMP, le FN et le PS. Comme le rapporte le Nouvel Obs, «dans plus de la moitié des cas (204 cantons), le parti d'extrême-droite sera opposé à un candidat du Parti socialiste. Il sera opposé à l'UMP dans 89 cantons. Il y aura 37 duels contre un communiste et aussi 37 confrontations entre le FN et des candidats divers-droite (DVD, majorité présidentielle ou Nouveau centre)».

Photo: REUTERS/Eric Gaillard

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