Monde

Catastrophe nucléaire au Japon: le PDG de Tepco introuvable

Temps de lecture : 2 min

Alors que depuis le 11 mars 2011, le Japon fait face à l’une des catastrophes nucléaires les plus importantes de son histoire, le président directeur général de Tepco, la société responsable de la centrale de Fukushima, n'est pas apparu publiquement depuis le dimanche 13 mars, rapporte Reuters. Il avait donné la première conférence de presse de la société après la première explosion, où il s'était excusé, mais n'a pas participé aux conférences de presse qui ont eu lieu depuis.

Sa dernière intervention était un simple communiqué de presse, samedi 19, où il redisait combien il regrettait d'avoir «causé tellement de problèmes». La veille, le directeur général de Tepco avait éclaté en larmes en quittant un briefing de journalistes sur la situation de la centrale de Fukushima.

Où est passé son chef, le PDG de Tepco? Il ne s'est toujours pas rendu à la centrale endommagée où 300 employés tentent désespérément de refroidir les réacteurs depuis plus d'une semaine, selon Reuters.

Et les Japonais commencent à en avoir assez de jouer à «Où est Charlie?» avec Masataka Shimizu, censé contrôler la situation de crise. Ce sont les porte-parole de Tepco qui ont donc dû gérer seuls les conséquences de la catastrophe, à coup de «nous sommes en train de confirmer» telle ou telle affirmation des médias.

Les responsables de l'entreprise disent que leur PDG est occupé à gérer la situation, et qu'une nouvelle conférence de presse aura lieu... un jour:

«Il mène les troupes dans les quartiers généraux [...] Nous créerons une opportunité à un moment approprié.»

Ce n'est pas la première fois que la communication de crise de l'EDF japonais laisse à désirer: en 2002, les Japonais ont appris que dans les années 1980 et 1990 Tepco a falsifié des rapports d'inspection notant des fissures ou de la corrosion sur les enceintes de confinement de réacteurs, dont ceux de Fukushima, rappelle l'Expansion.

Nouvelles falsifications découvertes en 2006-2007, datant elles aussi des années 1980, avant le séisme de magnitude 6,8 de juillet 2007: il endommage une centrale sur la côte ouest du Japon, et l'entreprise tarde à donner des informations sur la gravité de la situation. Tepco avait même dû finir par fermer une centrale et admettre qu'elle n'avait pas été construite pour supporter les secousses.

Photo: Masataka Shimizu dans la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa, le 9 mai 2009.

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