Monde

Un soldat saoudien tué au Bahreïn

Slate.fr, mis à jour le 15.03.2011 à 15 h 06

Le Bahreïn a déclaré l’état d’urgence et un soldat saoudien a été tué mardi 15 mars, au lendemain du déploiement de troupes venant de pays voisins dans le pays. La télévision bahreïnie a annoncé que le roi Hamad bin Isa Al Khalifa a proclamé trois mois de «sécurité nationale», tandis qu'un responsable saoudien a déclaré à Riyad que le soldat saoudien mort a été tué par balle par un manifestant, sans donner plus de détails.

Alors que les protestations sont de plus en plus importantes au Bahreïn, le Conseil de coopération du Golfe a déployé 1.000 soldats dans les pays pour garder les réserves de pétrole et les bâtiments gouvernementaux. Reuters a confirmé lundi 14 mars que les soldats étaient entrés dans le royaume au début de la journée par l’autoroute qui le relie à l’Arabie saoudite. Le Bahreïn a demandé l’aide de la coalition de six pays dimanche 13 mars, et les soldats ont été envoyés avec un mandat «limité à protéger les infrastructures vitales».

Le déploiement de troupes intervient trois semaines après le début des manifestations au Bahreïn et au lendemain d’une intensification des affrontements. La violence a atteint dimanche 13 mars son plus haut niveau depuis que sept manifestants ont été tués le mois dernier. Des défenseurs des droits de l’homme ont affirmé à CNN lundi 14 mars que des manifestants ont pris possession d’une zone stratégique de la capitale et se sont barricadés dans le quartier financier. Les leaders de l’opposition chiite ont critiqué le déploiement de troupes étrangères dans un communiqué transmis à Al Jazeera:

«Nous considérons toute incursion de soldat ou matériel militaire dans l’espace aérien, maritime ou terrestre du royaume de Bahreïn comme une occupation flagrante».

Le gouvernement iranien a pour sa part qualifié l’intrusion militaire de l’Arabie saoudite d'«inacceptable». Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré:

«La présence de troupes et d’interférence étrangère dans les affaires du Bahreïn est inacceptable et va compliquer un peu plus le problème. Les gens ont des demandes légitimes et les expriment pacifiquement. La réponse ne devrait pas être la violence.»

Le New York Times souligne que l’Iran, un pays à majorité chiite, continue la répression contre ses dissidents mais soutient les manifestations menées par la minorité chiite au Bahreïn.

Photo: Des soldats saoudiens entrent au Bahrein, REUTERS/Reuters TV 

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