Life

Les polices de caractères, reflet de votre personnalité

Slate.fr, mis à jour le 07.03.2011 à 12 h 19

La Carter Sans (visible ici) va-t-elle devenir votre nouvelle police d'écriture? Le choix d'une fonte (qui regroupe les variantes d'une famille de polices de caractères) est en effet significatif de notre personnalité, rapporte le Globe and Mail, profitant de la sortie d'une nouvelle fonte du créateur Matthew Carter pour revenir sur le sujet.

La sélection d'une police de caractères est un processus souvent émotionnel, dépendant du passé de chacun et de notre conception de la beauté. Interrogés par Slate.com en 2007 sur leurs fontes de choix, quelques écrivains parlaient en termes bien plus émotionnels qu'utilitaires de leur police choisie: «Je suis tellement habituée au Times que les autres fontes me paraissent bizarres et non familières. Times pourrait aussi bien être ma propre écriture», commentait la romancière Maile Meloy.

Matthew Carter a officiellement dévoilé samedi dernier sa dernière création, la Carter Sans. Portant son nom, cette nouvelle fonte était déjà apparue au début de l'automne lors d'un gala à New York, le Hall of Fame du club des directeurs artistiques. Carter, un Britannique de 72 ans, est célèbre dans le milieu des typographes pour ses précédentes créations, que vous utilisez sans doute sans le savoir: les fontes Tahoma, Verdana, Georgia, Miller et d'autres. Il a aussi créé quelques fontes à destination de sites web spécifiques, comme le New York Times ou Wired.

Le sujet des polices d'écritures a pris depuis quelques années une importance culturelle considérable, que ce soit dans la recherche de la fonte informative la plus lisible (documentaire sur la fonte Helvetica), ou dans la discussion autour de l'écriture manuscrite et sa disparition probable.

Alors que la frappe au clavier devient la principale manière d'écrire (en 2006 seuls 15% des étudiants américains ayant passé le Scholastic Aptitude Test [ou SAT Reasoning test], un test d'admission au collège et à l'université, ont rendu un document écrit en police cursive, contre 85% en majuscules d'imprimerie), le dicton «Good penmanship shows the world we are civilized» (une belle écriture montre au monde que nous sommes civilisés) semble le symbole d'une époque passée. Le clavier d'ordinateur est apparu comme libérateur, permettant au pire de se séparer d'une mauvaise écriture manuscrite, au mieux de résoudre des problèmes moteurs en permettant l'écriture.

Photo: Carter Sans

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