Life

Soyez plus indulgent avec vous-même, vous serez plus heureux (et plus mince)

Slate.fr, mis à jour le 03.03.2011 à 13 h 36

Si vous avez tendance à être plus indulgent avec les autres qu'avec vous-même, alors il y a de fortes chances pour que vous soyez un peu déprimé, voire que vous ayez des problèmes de santé. C'est ce qu'examine un nouveau courant de la psychologie, la «self-compassion» (comprenez «auto-compassion» ou compassion pour soi-même), raconte le blog bien-être du New York Times.

Une étude de l'université du Texas, à Austin, montre qu'être compréhensif avec soi-même rend en meilleure santé mentale. Les gens qui atteignent de hauts taux d'«auto-compassion» auront tendance à être plus optimistes, plus heureux et donc moins sujets à la dépression et à l'anxiété que les autres. A force de trop se comparer avec les autres et de se concentrer sur le négatif, l'auto-flagellateur en revanche se rendra encore plus instable et colérique. Pour Kristin Neff, le manque de compassion envers soi-même serait une protection qui a mal tourné:

«La raison majeure pour laquelle les gens sont si peu compatissants envers eux-mêmes, c'est qu'ils ont peur de tomber dans l'auto-complaisance. Ils pensent que l'auto-critique est ce qui les maintien dans le droit chemin. Beaucoup de personnes se sont fait avoir par cette pensée, parce que notre culture nous dit qu'il faut être dur avec soi-même.»

Au contraire, l'auto-compassion aiderait à mieux s'en sortir, par exemple dans ses études: une personne qui vient de rater un examen réagira plus positivement en ne s'en prenant pas trop à elle-même. «L'auto-compassion vous fait faire ce qui est bon pour vous, au lieu de faire des choses nocives, car vous prenez soin de vous», explique Kristin Neff, professeur de développement personnel à l'université d'Austin.

Cet état d'esprit permettrait même de mieux réussir son régime. Dans le cadre d'une étude de l'université de Wake Forest, 84 étudiantes se sont vu proposer une (fausse) dégustation. Pour évaluer leur cruauté envers elles-mêmes, un objet de torture pour toutes les régime-addict: des donuts. Les chercheurs ont rassuré un groupe de cobayes en leur disant:

«Ne vous en faites pas, tout le monde dans le programme de recherche mange ces sucreries, donc ne vous sentez pas mal.»

Les femmes du groupe qui ne se sont pas fait rassurer de cette façon ont mangé plus que les autres. Et les habituées des régimes et celles qui montraient des tendance à la culpabilisation ont encore plus dévoré de friandises. L'hypothèse étant que leur culpabilité les a fait manger davantage, alors que celles qui se sont donné la liberté d'apprécier leur donut se sont spontanément modérées.

Le Pr Neff reconnaît à son étude une limite majeure. Elle ne réussit pas à déterminer si l'auto-compassion est une cause ou une conséquence de traits de personnalité positifs.

Photo: SB 251 / L. Marie via Flickr CC License by

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