Monde

Du Bahrein au Yémen, des manifestations sanglantes

Slate.fr, mis à jour le 18.02.2011 à 10 h 03

Les bouleversements politiques dans le monde se sont poursuivis jeudi 18 février. La journée a vu des manifestations et des morts dans quatre pays répartis sur deux continents différents.

En Libye, au moins six personnes ont été tuées dans une manifestation à Benghazi, la deuxième ville du pays. En Irak, des milliers de personnes ont manifesté et au moins une d’entre elles a été tuée. Au Yémen, de violents heurts ont éclaté à Sanaa et Aden lors de manifestations contre le régime, faisant 3 morts et 19 blessés. Les manifestants y réclament le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans.

Mais pour les Etats-Unis, la situation la plus inquiétante est celle du Bahreïn, où au moins cinq personnes sont mortes et plusieurs autres sont dans un état grave après un violent raid nocturne sur la place centrale où les manifestants campent depuis des jours. La petite taille du Bahreïn, un archipel de 741 km2 avec une population de 1,2 million d’habitants, ne doit pas cacher son importance stratégique. Le pays abrite notamment une base militaire américaine, un président ami des Etats-Unis et le spécialiste du Moyen-Orient Jeffrey Goldberg le qualifie d’«atout d’une haute importance stratégique». Le royaume du Bahreïn est le seul pays arabe du Golfe peuplé d'une majorité de chiites (70%), mais gouverné par des sunnites.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a décroché son téléphone jeudi pour demander au gouvernement d’empêcher la violence: «Nous appelons à la retenue de la part du gouvernement, pour qu’il tienne ses engagements et que les personnes qui ont utilisé une force excessive contre des manifestants pacifiques soient tenus responsables», a déclaré Clinton. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, critiqué pour son silence sur la Tunisie et l’Egypte, a condamné la répression contre les manifestants au Bahrein, au Yémen et en Libye:

«La liberté d’expression, la liberté de manifester et la liberté de communiquer doivent être totalement garanties. Ces libertés ont été largement négligées dans le monde arabe. C’est la leçon que les dirigeants doivent retenir et c’est ce qu’ils doivent tenter de changer

Photo: Des personnes prient pour des manifestants blessés par la police à Bahreïn, REUTERS/Hamad I Mohammed

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