Monde

La carte des pays ivrognes

Slate.fr, mis à jour le 17.02.2011 à 14 h 51

Nous vous en parlions déjà mercredi, l'Organisation mondiale de la santé a publié, en février 2011, un rapport sur la situation mondiale sur l'alcool et sur la santé. Les chiffres sont éloquents: près de 4% des décès mondiaux sont liés à l'alcool, et chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans, ce taux grimpe jusqu'à 9%, lit-on sur le site de l'OMS, qui en tire une simple conclusion: il faut réduire la consommation d'alcool.

Le rapport regorge de statistiques, tant sur la consommation que sur ses conséquences. Les cartes représentent alors une façon intéressante pour se plonger dans cette masse de données.

Gawker, non sans ironie, en recense quelques-unes, en commençant par la carte des pays les plus ivrognes du monde, en fonction du taux de consommation d'alcool par personne en 2005. «On peut l'utiliser pour planifier ses prochaines vacances», commente le blog américain: ainsi d'après le rapport, la Moldavie est le pays le plus alcoolique, avec une consommation qui s'approche des 19 litres d'alcool par personne et par année.

Sinon, dans cette autre carte, on peut s'amuser à voir qui boit quoi: sans surprises, la bière domine dans les pays anglosaxons, mais aussi en Espagne et en Allemagne; alors que la France et l'Italie préfèrent le vin.

Et si vous souhaitez approfondir l'exercice, vous pouvez vous rendre sur Sociological Images, qui présente aussi des graphiques, comme celui-ci, qui s'intéresse à la proportion de morts attribuables à l'alcool sur toutes les morts masculines. Une proportion qui, en Europe et en Amérique notamment, atteint des chiffres élevés parmi les hommes entre 15 et 29 ans. Ainsi en Europe, plus de 35% des morts d'hommes entre 15 et 29 ans sont attribuables à l'alcool.

D’après le Dr Ala Alwan, sous-directeur général de l’OMS pour les maladies non transmissibles et la santé mentale, «de nombreux pays reconnaissent les graves problèmes de santé publique provoqués par l’usage nocif de l’alcool et ont pris des mesures pour en prévenir les conséquences sanitaires et sociales et traiter les personnes qui en ont besoin. Mais il est clair qu’il faut faire beaucoup plus pour réduire le nombre de décès et les souffrances associées à l'usage nocif de l’alcool».

Photo: Gustav Imlauer: Ihr zu Füßen!, wikimedia

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