Culture

Le manoir Playboy à l'origine d'une épidémie

Slate.fr, mis à jour le 15.02.2011 à 19 h 16

Le manoir Playboy serait un foyer de légionellose. Les participants d'une fête se déroulant dans la célèbre demeure sont repartis avec les germes de la maladie. La maison de Hugh Hefner, fondateur du magazine, accueille ses plantureuses playmates et de nombreuses fêtes.

Selon le Département à la Santé de Los Angeles, 170 personnes qui avaient été invitées à une soirée de charité au manoir le 3 février sont reparties ensuite avec les symptômes de la légionellose. Le centre médical n'a pas encore confirmé le lieu de l'épicentre de l'épidémie. Plusieurs des participants se sont en effet retrouvés à Santa Monica pour une conférence peu après.

Il semble néanmoins plus probable que les émanations d'un canon à fumée utilisé lors de la soirée Playboy soient à l'origine du virus et que la foule, plongée dans un épais brouillard alimenté par les vapeurs de la piscine, ait pu alors attraper les germes de la maladie.  Un réprésentant de Playboy a tenu à démentir les rumeurs:

«Il n'y a pas une once de vérité accompagnant cette rumeur. Aucun membre du staff de la Playboy Mansion n'a attrapé quoi que ce soit. Il n'y a aucune preuve. La DJ qui était au milieu du brouillard n'a rien attrapé. Pour l'instant, nous coopérons avec le Département de la Santé pour cette enquête.»

Alors qu'AOL News a compilé quelques faits sur la légionellose —les symptômes, la transmission du virus, les traitements et les risques— ce n'est pas la première fois que l'hygiène du manoir Playboy est pointée du doigt. Les anciennes playmates, ex-Bunnies, sont parfois sorties de leur silence en même temps que de l'établissement.

C'est le cas d'une ancienne locataire, Izabella St. James, dans son autobiographie Bunny Tales, racontait à quel point le manoir manquait d'entretien, décrivant les tapis jonchés de déjections canines, des parties de jambes en l'air après consommation de Quaalude et de Viagra avec Hugh Hefner.

«Les matelas et les lits étaient immondes, vieux, usés et tachés. Et je ne parle même pas des draps.»

Photo: Playboy Cover September 1969 / trawin via Flickr CC License by

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