Monde

L'Egypte fait de nouvelles concessions aux manifestants

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Après avoir reçu le soutien officiel des Etats-Unis, le vice-président égyptien Omar Souleimane a rencontré des représentants de plusieurs groupes d’opposition, dont les Frères musulmans, et accepté une série de concessions qui «auraient parues inimaginables il y a à peine un mois», souligne Associated Press.

Souleimane a promis que la presse pourra à l’avenir travailler librement, et qu’il n’y aura plus de blocages de l’Internet et des SMS. Il a également promis de libérer les personnes emprisonnées pendant les manifestations de ces deux dernières semaines et de suspendre l’Etat d’urgence du pays. Souleimane a aussi soutenu un plan de l’opposition pour mettre en place un comité pour étudier les réformes constitutionnelles.

Ces concessions sont la dernière tentative du gouvernement pour apaiser les manifestants tout en refusant de satisfaire à leur première demande, le départ d’Hosni Moubarak. Même si Souleimane a promis que les manifestants auraient le droit de continuer à s’exprimer, le gouvernement veut clairement un retour à la normalité. Les banques ont rouvertes et «un flot constant d’employés se sont rendus dans le quartier financier du Caire», rapportait Reuters dimanche 6 février. La Bourse reste en revanche fermée jusqu'au dimanche 6 février.

Le nouveau gouvernement de Moubarak tient lundi 7 février ses premières réunions de travail depuis le début du mouvement. Les manifestant, dont environ 2.000 ont passé la nuit de dimanche à lundi dans un campement improvisé sur la place Tahrir, ont rejeté les offres de négociation et les concessions de Souleimane et se disent déterminés à rester jusqu’au départ de Moubarak. L’ambiance est calme sur cette place du Caire où avaient éclaté de violents affrontements quelques jours plus tôt, et un mariage y a même eu lieu dimanche.

Dans une interview à la chaîne américaine Fox News dimanche 6 février, Obama a estimé que l’Egypte «ne retournera pas à ce qu’elle était» avant les manifestations et que l’heure était au changement. Il a ajouté que seul Moubarak sait ce qu’il va faire face au mouvement de protestation, mais qu’il était clair que les Egyptiens voulaient des élections libres et justes.

Photo: une manifestante place Tahrir, avec deux enfants, le 4 février 2011.

Slate.fr

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