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Démission en Jordanie, appel à manifester en Syrie...

Temps de lecture : 2 min

Alors que des manifestations massives anti-Moubarak secouent l’Egypte, la situation évolue aussi dans d’autres pays arabes.

En Jordanie, comme l’explique l’AFP, le roi Abdallah II a ainsi changé de gouvernement, remplaçant Samir Rifaï par Maarouf Bakhit, déjà en poste entre 2005 et 2007, avec pour tâche de mener de «réelles réformes politiques». Selon l’agence, «la nomination de M. Bakhit, 64 ans, un ancien militaire, ambassadeur en Turquie (2002) puis en Israël (2005), devrait calmer la rue en Jordanie, où il jouit d'une grande popularité». Plusieurs manifestations avaient eu lieu en janvier pour réclamer le départ de Samir Rifaï. Le Front de l'Action islamique (FAI), principal parti d'opposition en Jordanie, a précisé qu’il n’appelait pas à un changement de régime mais à des réformes politiques.

Au Maroc, le prince Moulay Hicham, cousin du roi Mohammed VI et troisième dans la ligne de succession au trône, surnommé «le prince rouge» pour ses prises de position contestataires, estime que «le Maroc ne fera probablement pas exception» à la vague actuelle de contestation, alors que «la dynamique de libéralisation politique lancée depuis la fin des années 90 s'est largement essoufflée». Dans une interview (publiée en français) au quotidien espagnol El Pais, il affirme que le mur «qui rendait impossible le soulèvement populaire, [...] le mur de la peur, érigé dans la tête de chacun, [...] s'est écroulé». Selon lui, «les nouveaux mouvements ne sont plus marqués par les anciens antagonismes comme l'anti-impérialisme, l'anti-colonialisme ou l'anti-sécularisme».

En Syrie, où plusieurs appels à manifester circulent actuellement sur Facebook, le président Bachar al-Assad a affirmé lundi, dans un entretien au Wall Street Journal, que le Proche-Orient subissait depuis des années une «maladie» due à une «stagnation». «Nous devons poursuivre le changement au niveau de l'Etat et des institutions», a-t-il assuré, estimant que «la véritable réforme est de savoir comment ouvrir une société et entamer le dialogue». Sur Facebook, le texte d’un des appels à manifester s’en prend à Bachar al-Assad:

«Nous ne sommes pas contre ta personne mais contre la monocratie, la corruption et la tyrannie et le fait que ta famille et tes proches se soient accaparé des richesses.»

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Photo: un globe terrestre. Groume via Flickr CC License by.

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