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Avorter n'entraîne pas de risques pour la santé mentale

Slate.fr, mis à jour le 28.01.2011 à 13 h 19

Les possibles effets négatifs d’un avortement sur la santé mentale des femmes est une des questions au cœur du débat autour de l’intervention volontaire de grossesse. Selon une nouvelle étude publié dans la prestigieuse revue scientifique New England Journal of Medecine, avorter n’augmente pas les risques pour la santé mentale des femmes, contrairement à l’accouchement.

L’étude, menée par une équipe de chercheurs danois, qui est basée sur les dossiers médicaux de 265.550 femmes danoises qui n’avaient pas d’antécédent de problèmes mentaux avant de tomber enceintes, «détruit un peu plus l’idée selon laquelle mettre fin à une grossesse peut déclencher des maladies mentales et montre que la dépression post partum est un facteur bien plus important», selon Associated Press. Les médecins ont trouvé que le risque d’être prises en charge en psychiatrie chez les femmes étudiées ne change pas de manière significative après un avortement, tandis que ce risque augmente après un accouchement.

Le chercheur qui a dirigé les travaux conclut qu'«une femme devrait savoir que les risques de connaître un épisode psychiatrique n’est pas accru» après un avortement.

Cette nouvelle étude vient confirmer les résultats de plusieurs travaux effectués sur le sujet au cours des dernières décennies. En 2008, l’American Psychological Association avait mis sur pied un groupe de travail pour se pencher sur toutes les études publiées dans des revues scientifiques sur le lien entre avortement et santé mentale depuis 1989. Ses conclusions:

«Il n’y a pas de preuve crédible qu’un avortement choisi à la suite d'une grossesse non-voulue entraîne à lui seul des problèmes pour la santé mentale chez les femmes adultes.»

Le résultat de la dernière étude divise les avis, notamment aux Etats-Unis où la question de l’avortement est un sujet extrêmement sensible et passionné. Irin Carmon écrit sur le site féminin Jezebel que le résultat de l’étude n’est pas surprenant:

«Avorter représente en gros la fin de l’événement, alors qu’avoir un bébé est une expérience qui se vit 24h sur 24, 7 jours sur 7, pleine de stress physique et émotionnel.»

Un avis qui n’est pas partagé par Priscilla Coleman du site anti-avortement Life News:

«Il y a des preuves abondantes qui montrent que les effets négatifs de l’avortement peuvent ne pas faire surface avant plusieurs années.»

Photo: pregnant profile II / mahalie, via Flickr CC License by

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