Monde

Une kamikaze tuée par un SMS de Nouvel an

Slate.fr, mis à jour le 28.01.2011 à 12 h 15

La jeune femme aurait reçu un message lui souhaitant une bonne année 2011. Un texto qui aurait immédiatement déclenché la ceinture d'explosifs reliée à son portable. Ce sont les conclusions des services de sécurité russes après avoir constaté de la mort d'une «veuve noire» —surnom donné aux femmes kamikazes utilisées par la rébellion islamiste du Caucase du Nord notamment lors des attentats du métro de Moscou en mars 2010. 

La terroriste devait faire partie d'un commando de djihadistes. Son groupe avait planifié une attaque dans le centre de Moscou le soir du Nouvel an. Elle aurait dû faire exploser ses charges sur la place Rouge. Toujours selon des sources de la sécurité russe, ce commando aurait des affinités avec celui responsable de l'attaque de l'aéroport de Domodedovo lundi 24 janvier 2011.

Les services de renseignements sont persuadés qu'un texto impromptu envoyé par l'opérateur de téléphonie mobile a mis fin à l'opération au moment où la terroriste se trouvait dans une maison moscovite appartenant au commando, la tuant sur le coup.

Plusieurs sortes de détonateurs sont utilisés par les terroristes. La dernière tendance tend à démontrer que les portables sont le plus souvent utilisés. Ils permettent ainsi aux complices du candidat au suicide de choisir à distance le moment de la détonation en envoyant un simple SMS.

La jeune femme n'a pas été identifiée mais son mari serait en prison pour des liens avérés avec des groupes de terroristes islamistes radicaux. Plus d'informations circulent au sujet de l'équipe responsable de l'attentat de Domodedovo. Le FSB penche pour un groupe de commando-suicide entraîné au Pakistan. La police cherche toujours à identifier le terroriste masculin dont la tête a été retrouvée à l'aéroport.

Comme le soulignait sur Slate Anne Applebaum juste après l'attentat de l'aéroport de Domodedovo:

«depuis 1999, la Russie a subi, en moyenne, au moins une attaque terroriste importante par an. Elles sont généralement imputées à des Tchétchènes ou autres nord-Caucasiens —citoyens de la Fédération russe—mais de nombreux cas restent non résolus. Quand les Tchétchènes ont perdu leur guerre pour la souveraineté au début des années 2000, certains de leurs dirigeants ont promis de livrer leur combat jusqu’au cœur de la Russie.»

Photo: 7001 New Messages? / nate steiner via Flickr CC License by

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