France

Quand la police anti-terroriste traque des colleurs d'affiches

Slate.fr, mis à jour le 19.01.2011 à 17 h 23

Depuis 2007, les incidents attribués à l'ultragauche semblent se multiplier. Pour un fumigène ou la détérioration d'un distributeur de billets, le ministère de l'Intérieur n'hésite plus à mobiliser la police anti-terroriste, relève Les Inrocks...

Dans son enquête, le magazine explique que le gouvernement a été très influencé par un rapport de 2008 rédigé par l'ancienne Direction centrale des renseignements généraux dans lequel on pouvait lire que «les faits et comportements observés sur notre territoire sont similaires à ceux recensés à la fin des années 1970 qui avaient été précurseurs de la constitution du groupe Action directe».

Depuis l'affaire de Tarnac en 2008, le gouvernement est donc sur le pied de guerre et mobilise d'importants moyens afin de surveiller tous les actes commis ou attribués à des mouvements «anarcho-autonome».  S'appuyant sur des témoignages de magistrats et de policiers, les Inrocks affirme que des «enquêteurs de la section de la section antiterroriste (SAT) de la brigade criminelle» sont ainsi détachés afin de travailler sur des «collages d’affiches et les occupations d’agences commerciales par des autonomes».

Photo: Manifestation contre les lois répréssives / Aftershow via Flickr CC License By

Slate.fr
Slate.fr (9125 articles)
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte