Economie

Qui est Tim Cook, le nouveau patron d'Apple?

Slate.fr, mis à jour le 25.08.2011 à 9 h 42

Photo: Tim Cook et Steve Jobs, le 16 juillet 2010 à Cupertino (Californie). REUTERS/Kim White.

Photo: Tim Cook et Steve Jobs, le 16 juillet 2010 à Cupertino (Californie). REUTERS/Kim White.

Article paru le 17 janvier 2011, et actualisé le 24 août 2011 après la démission de Steve Jobs.

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Qui est Tim Cook, le dirigeant d’Apple qui succède à Steve Jobs comme patron exécutif de la marque à la pomme après que celui-ci a annoncé, mercredi 24 août, sa démission de son poste de PDG, tout en gardant la présidence du conseil d’administration? Et que donnera ce remplacement? Ce sont les questions que se pose notamment Techland, le blog high-tech du magazine Time, qui rappelle que Cook avait qualifié Jobs d'«irremplaçable» lors d'une interview à Fortune en 2008.

L’article s’intéresse «à ce qui s’est passé pour l’action Apple quand Tim Cook a rempli les fonctions de Steve Jobs dans le passé», et voit «un modèle commencer à émerger». Lors des précédents intérims, en août-septembre 2004, de janvier à juin 2009 et depuis janvier 2011, l’action a généralement connu une petite baisse au début puis une forte hausse:

«Sous la supervision de Cook cette année, Apple est devenu l’entreprise la plus valorisée au monde et a vu le cours de son action atteindre un plus-haut absolu.»

Longtemps chez Compaq et IBM

En janvier dernier, le Huffington Post déroulait le CV du patron intérimaire d’Apple:

«Il a été nommé directeur général délégué en 2005 après avoir rejoint Apple en 1998. Auparavant, il avait travaillé chez Compaq et avait passé douze ans chez IBM. Né dans l’Alabama, il est diplômé des universités de Duke et Auburn. Selon Apple, il est “responsable des ventes mondiales de la compagnie, incluant la gestion de la chaîne de fabrication, les activités de vente et le service après-vente sur tous les marchés et tous les pays."»

«Tim dirige Apple, et cela depuis un long moment. Steve est le visage de l’entreprise et très impliqué dans le développement des produits, mais Tim est celui qui s’empare de ces modèles et les transforme en un gros tas de cash», affirmait, dans un portrait publié par le magazine Wired en janvier 2009, Michael Janes, un ancien cadre de la marque à la pomme. Comme l’expliquait le Los Angeles Times, «les investisseurs ont montré dans le passé leur confiance dans la gestion de Cook, connu pour être celui qui fait rouler les trains Apple efficacement et les fait arriver à l’heure».

Accro au travail et à la salle de gym

Il y a deux ans, le même quotidien expliquait que Cook «avait réparé ce qui avait freiné la croissance d’Apple dans les années 90, des produits d’une qualité médiocre, d’une disponibilité incertaine et d’un prix absurdement élevé», et avait «apporté de l’efficacité et de la discipline à l’aspect le plus monotone de l’activité d’une des marques les plus connues au monde». Il ajoutait:

«Cook est un accro du travail et de la salle de gym, et est connu pour être aussi obsessionnel et exigeant que Jobs lui-même. [...] Il est souvent le premier arrivé et le dernier parti du bureau. Il commence à envoyer des e-mails à ses cadres à 4h30 du matin et, pendant des années, a tenu une conférence téléphonique le dimanche soir pour préparer les réunions du lundi matin»

Cook le yin, Jobs le yang

En revanche, il est réputé pour avoir un caractère moins sanguin que Jobs. «Je n’ai jamais entendu Tim élever la voix», expliquait au Los Angeles Times Steve Doil, un de ses anciens collègues chez Compaq et Apple. Selon Wired:

«Si Jobs est le yang, Cook est son yin: un dirigeant calme, modeste, parlant d’une voix douce, qui ne pourrait pas être plus différent de la personnalité sarcastique, redoutable et hors du commun qu’est Jobs».

Ses qualités lui ont rapporté gros: en mars 2010, le conseil d’administration d’Apple —où siège notamment l’ancien vice-président Al Gore— lui a attribué un bonus de 5 millions de dollars et 75.000 stock-options (d’une valeur de 17 millions de dollars à l’époque) en récompense de son second intérim. En septembre dernier, des rumeurs (vite démenties) l’avaient donné partant pour la direction de Hewlett-Packard, alors que, quelques mois plus tôt, il avait déjà été listé parmi les favoris pour prendre la tête de General Motors.

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