Monde

L'immunité de Silvio Berlusconi en partie annulée

Slate.fr, mis à jour le 13.01.2011 à 17 h 47

La Cour constitutionnelle italienne a en partie annulé l'immunité de Silvio Berlusconi, révèle l'Ansa. Un verdict salué par le Popolo Viola, mouvement d'opposition à Berlusconi qui s'est développé lors du No Berlusconi day. Arborant des écharpes de cette couleur, raconte l'Express, des membres du Popolo Viola ont ouvert des bouteilles de mousseux et scandé «Vive la Constitution, vive l'Italie!», devant la Cour constitutionnelle à Rome.

Depuis 9h30 de ce jeudi 13 janvier, les 15 juges de la Cour constitutionnelle italienne étaient réunis afin de décider si la loi d'empêchement légitime était conforme au principe constitutionnel de l'égalité devant la loi, lisait-on sur Il Corriere della Sera. Adoptée en mars, explique l'AFP,  la loi d'empêchement légitime autorise le président du Conseil et ses ministres à éviter de comparaître en justice pendant une période de 18 mois au maximum, c'est-à-dire jusqu'à septembre 2011.

Déjà ce matin, il Corriere della Sera parlait d'une annulation partielle comme un scénario envisageable, les magistrats se partageant entre 8 favorables à l'annulation de la loi et 7 préconisant son maintien. Afin d'éviter une scission de leur organisme, le quotidien italien expliquait que la Cour aurait essayé de trouver un compromis de façon à n'intervenir que de façon partielle sur la loi.

Irrité par la justice, qu'il avait qualifiée de «maladie de l'Italie» lors d'une visite à Berlin mercredi 12 janvier, le président du Conseils avait déclaré que cette décision le laisserait «complètement froid». «Ce dont il s'agit ici est ridicule», avait-t-il affirmé, répétant avoir juré «sur la tête de (ses) enfants et petits-enfants» qu'il était innocent.

Malgré l'indifférence affichée par le président du Conseil, Il Corriere della Sera estimait ce matin qu'au-delà des déclarations officielles, nombreux sont ceux qui pensent que la décision de la Cour sera déterminante pour le futur de l'exécutif et pour un éventuel retour aux urnes.

En choisissant la voie du compromis, la Cour a décidé de réduire sensiblement le champ d'application de cette loi, explique l'AFP, sans toutefois l'invalider. Notamment la Cour a éliminé le caractère automatique qui permet à Berlusconi, qui fait l'objet de deux procès, l'un pour fraude fiscale (affaire Mediaset) et l'autre pour corruption de témoin (procès Mills), d'éviter toute comparution.

  Photo: Il Presidente incaricato Silvio Berlusconi al termine dell'incontro con il Presidente Giorgio Napolitano, Presidenza della Repubblica, wikimedia.

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