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Ben Ali tente de désamorcer la crise

Temps de lecture : 2 min

Le président tunisien Ben Ali a demandé ce mercredi, par la voie de son Premier ministre Mohammed Ghannouchi, la libération de toutes les personnes détenues à la suite des émeutes, «à l'exception de ceux dont l'implication dans les actes de violence graves, de dégradation préméditée et d'incendie des biens, a été prouvée par les informations judiciaires», rapporte l'Agence France Presse.

Ben Ali semble vouloir calmer la crise qui secoue la Tunisie depuis la mi-décembre et les manifestations qui ont suivi l’immolation par le feu d’un jeune chômeur diplômé, Mohammed Bouazizi. Ce week-end, les émeutes auraient fait au moins 21 morts (plus de 50 selon des sources syndicales).

Lundi, le président tunisien avait déclaré que 300.000 emplois seraient créés d'ici deux ans. Pour le site GlobalNet Tunisie «il s’agit là des premières décisions concrètes qui sont en mesure de baisser un tant soit peu la tension».

Ce mercredi, un communiqué de Reporters Sans Frontières dénonçait l'arrestation du journaliste Nissar Ben Hassen mardi à son domicile. Il couvrait les évènements pour la webradio Radio Kalima. Hamma Hammami, porte-parole du Parti communiste des ouvriers tunisiens, aurait également été arrêté, dans la matinée du 12 janvier 2011, alors qu’il se trouvait à son domicile.

Pour le journal Le Monde, Ben Ali donne des «gages» d'un côté, mais déploie l'armée de l'autre pour enrayer les émeutes qui sont en train de gagner la capitale Tunis.

Outre ces annonces Ben Ali a également limogé son ministre de l'Intérieur, Rafik Belhaj. Ce dernier a été remplacé par Ahmed Friaâ. Toujours selon GlobalNet Tunisie, le chef de l'Etat aurait décidé de former deux commissions d'enquête. La première sur les éventuels dépassements survenus pendant les émeutes. La seconde sur «le problème de la corruption et les erreurs commises par certains responsables.»

Le Monde souligne également que «des sources au sein de l'opposition ont par ailleurs fait état du limogeage du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Rachid Ammar. Celui-ci aurait refusé de donner l'ordre aux soldats de réprimer les émeutes et exprimé des réserves sur un usage excessif de la force».

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Photo: Ben Ali /REUTERS

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