Monde

La médiation américaine dans l'impasse en Côte d'Ivoire

Temps de lecture : 2 min

Lanny Davis, lobbyiste américain et ancien collaborateur de Bill Clinton, vient de démissionner de son poste de médiateur officiel auprès de Laurent Gbagbo. Il était chargé par ce dernier d'établir un dialogue entre Washington et la Côte d'Ivoire. Une tâche qui lui rapportait 76.000 euros par mois environ et qui avait suscité la polémique au regard des nombreuses exactions commises par le régime de Gbagbo. Interrogé à ce sujet par le New York Times, Davis déclarait:

«Mes valeurs n'ont pas changé. Je suis un démocrate. Mais que suis-je censé faire lorsqu'un dirigeant vient me voir et me dit qu'il veut mettre de l'ordre dans ses relations avec les Etats-Unis? Dois- je lui dire non? Ou lui apporter mon aide?»

Aujourd'hui, cette démission fait parler d'elle car Lanny Davis l'explique seulement par le refus du président sortant ivoirien de répondre à l'appel d'Obama, note le magazine américain Salon. Mais il refuse de prendre part au débat sur la question des droits de l'homme dans la crise ivoirienne.

Pourtant, depuis avril 2010, il est le représentant du président de Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang, auprès des Etats-Unis. Sa mission consiste à défendre les droits de l'homme dans le pays. A l'époque, ils avaient promis ensemble une vague de réformes allant dans ce sens, mais depuis, rien n'aurait changé dans ce petit Etat pétrolier, note Salon. Son travail, rémunéré 752.000 euros par an environ, ne consisterait qu'à réhabiliter l'image du dictateur guinéen sur la scène internationale.

En Côte d'Ivoire, le départ de Lanny Davis réduirait encore plus les possibilités de dialogue entre Laurent Gbagbo et les Etats-Unis.

Photo: Lanny Davis, Alan Schlesinger, Irving Stolberg by matthewnstoller / via Flickr CC License by

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