Économie

La France maltraite sa jeunesse

Temps de lecture : 2 min

Ce n'est pas une nouveauté, les jeunes éprouvent de plus en plus de difficultés économiques et sociales en France. Le sociologue Louis Chauvel le rappelle dans Le Monde : dans les premiers temps de leur vie active, trente-cinq ans après l'extension du chômage de masse, la jeunesse a servi de variable d'ajustement :

«Chômage record, baisse des salaires et des niveaux de vie, précarisation, développement de poches de travail quasi gratuit (stages, piges, free-lance, exonération de charges, etc.), nouvelle pauvreté de la jeunesse, état de santé problématique et faible recours aux soins, absence d'horizon lisible.»

Le sociologue n’est pas tendre avec une société au «caractère profondément conservateur, rentier» et un débat public qui oublie ses jeunes actifs. Rien d'étonnant dans un pays où l'assemblée nationale est la plus vieille du monde... Exemple magistral avec le débat sur la réforme des retraites, transformé en rendez-vous manqué - chaque camp s’arc-boutant sur ses positions traditionnelles: «les derniers retraités aisés du début du baby-boom décident de l'appauvrissement des générations nées trop tard, victimes muettes d'enjeux où leur absence est sciemment organisée».

Louis Chauvel cède parfois au pessimisme en pariant «qu'aucun candidat n'aura le courage de s'atteler à une nouvelle politique de générations» mais formule des propositions pour sortir de cette impasse : le retour au plein-emploi via une simplification du droit du travail ; une obligation d'embauche pour les employeurs ; la fin des retraites actuelles, précoces et longues ; et des investissements massifs pour faire repartir l'économie et remédier à la crise du logement.

Photo: Manifestation du 2 octobre 2010 - Jeunes manifestants/mayanais via Flickr CC License by

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