Monde

La vérité sur le renversement de la statue de Saddam Hussein

Temps de lecture : 2 min

Un journaliste qui a couvert la guerre en Irak décrit en détail pour le New Yorker comment le renversement de la statue de Saddam Hussein est devenu un instant médiatique disproportionné. Contrairement à la façon dont cet évènement a été commenté, le renversement était le symbole d'une seule chose: le fait que les Américains avaient réussi à prendre le centre de Bagdad. Cela ne représentait pas une victoire pour les Etats-Unis, ni la fin de la guerre, ni une joie partagée par tout l'Irak. Mais contrairement à ce que certains ont affirmé, l'évènement n'était pas non plus prévu et mis au point par l'armée américaine pour des raisons de propagande, affirme-t-il.

La statue était érigée dans le Firdos Square, près de l'hôtel qui rassemblait tous les médias étrangers. Après qu'un groupe d'Irakiens ont commencé à essayer de faire tomber la statue avec une masse d'un soldat de la marine et une corde, toutes les grandes chaînes de télévision se sont mises à retransmettre la tentative en direct. C'est là que les hauts gradés présents sur place ont décidé d'intervenir, comme l'explique le lieutenant colonel Bryan McCoy:

«Je me suis rendu compte que c'était important. Il y avait toute la presse, et tout le monde était ivre du moment. On avait le sentiment d'être à Paris en 1944. Je me rappelle avoir pensé, les médias regardent les Irakiens essayer de faire tomber cette icône de Saddam Hussein. Filons-leur un coup de main.»

Il a également immédiatement vu les inconvéniens de ne pas les aider:

«Qu'est-ce que cet instant aurait été si nous ne les avions pas aidé? Des images d'Irakiens tapant comme des fous sur ce truc avant de s'en désintéresser et de rentrer chez eux. Il y avait cette impulsion, ce sentiment, cette atmosphère de libération. [...] Il fallait que cette impulsion continue.»

Entrez dans les détails de ce moment-clé de la guerre en Irak sur le site du New Yorker.

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Slate.fr

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