Economie

Le père du fondateur de Facebook fan de high-tech et de réseaux sociaux

Slate.fr, mis à jour le 04.01.2011 à 12 h 16

En décembre dernier, un dentiste américain publiait dans la revue professionnelle Dentaltown un article intitulé «Le périple technologique d’un dentiste, ou comment j’ai appris à aimer mes ordinateurs et laissé tomber ma masse». Il y détaillait comment, en «adepte précoce des nouvelles technologies», il a progressivement informatisé et numérisé son cabinet depuis vingt-cinq ans. Jusque-là, rien d'incongru, mais l’histoire devient amusante quand on lit le nom de celui qui signe l'article: Edward Zuckerberg, dentiste à Dobbs Ferry, dans l'Etat de New York, et père de Mark Zuckerberg, le fondateur et actionnaire principal de Facebook.

Alias Painless Dr Z

Zuckerberg Sr. explique comment, depuis 1984 (l’année de la naissance de Mark, le 14 mai), la technologie est devenue une «amie fantastique» et un «employé» supplémentaire pour lui, et comment elle l’a parfois transformé en une espèce d’«Inspecteur Gadget» aux yeux de ses patients. Elle lui a permis, par exemple, de simplifier la prise des rendez-vous ou de se passer des dossiers papiers dans son cabinet... tout en réalisant des économies substantielles grâce aux déductions d'impôts. Zuckerberg conclut l'article par ces quelques phrases, dont la dernière fera rire jaune ceux qui critiquent Facebook pour sa politique de conservation des données personnelles:

«Je mentirais en n’admettant pas qu’il y a eu des moments où heureusement, il n’y avait pas de masse près de mon ordinateur. [...] Mais dans l’ensemble, mon périple technologique m’a permis d’être plus productif, de davantage m’amuser dans mon cabinet et d’attirer et conserver une base de patients confiants dans leur dentiste. Cela m’a aidé à trouver une solution pérenne au problème compliqué de la conservation des dossiers, qui est et sera de plus en plus un défi pour les dentistes dans l’âge digital.»

Edward Zuckerberg n’en est à pas à son coup d’essai sur le sujet, puisqu’il avait publié en septembre, toujours sur Dentaltown, un article intitulé «Mon cabinet a-t-il vraiment besoin d’une page Facebook?», où il qualifiait le site de «réseau social ultime». Il expliquait à ses confrères que «la partie la plus difficile du développement d’une page Facebook est d’obtenir des patients et de leurs connaissances qu’ils la “likent”», et leur suggérait d’y «poser des questions et si possible poster des photos et vidéos de patients satisfaits». Lui-même actif sous l'alias «Painless Dr. Z», il affirmait qu’un investissement publicitaire de 50 dollars sur le site lui avait rapporté «six nouveaux patients en une semaine».

Dans une des rares interviews accordées à propos de son fils, en 2005 au New York Times, Edward Zuckerberg expliquait que lui et sa femme Karen avaient exprimé «quelques réserves» quand Mark avait abandonné ses études pour s’occuper de Facebook, avant d’accepter sa décision. Il racontait aussi comment son fils, âgé de 21 ans, l’avait appelé, alors qu’il venait d’être invité aux Grammy Awards et avait dépensé beaucoup d'argent dans des vêtements neufs, en lui disant: «Ne t’inquiète pas quand tu verras mon relevé de compte.» A l'époque, les relevés de celui qui est aujourd'hui la 35e fortune des Etats-Unis arrivaient encore chez ses parents...

Photo: la photo de profil d'Edward Zuckerberg sur sa page Facebook.

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