Monde

Les policiers de Rio mieux payés s’ils tuent moins

Temps de lecture : 2 min

En 2011, la police la plus meurtrière du monde sera encore davantage encouragée à tuer moins... pour gagner plus. Les policiers militaires de Rio de Janeiro, spécialisés dans la lutte contre le crime organisé, reçoivent depuis un an des primes à mesure que leur taux d'homicides diminue, et celles-ci vont être renforcées.

697 suspects ont été tués au cours d'opérations policières dans l'Etat de Rio entre janvier et octobre 2010, rapporte la Folha de Sao Paulo. En moyenne, la police y commet donc deux meurtres par jour, ce qui constitue déjà un progrès pour les autorités brésiliennes: les premières distributions de primes ont en effet été accompagnées d'une baisse de 22% de ces homicides par rapport à la même période un an plus tôt. En 2009, 1.048 suspects avaient été assassinés, une brutalité dénoncée par un rapport de Human Right Watch. En un an, le gouvernement a dépensé 7,6 millions d'euros pour faire baisser le nombre de personnes tuées par des policiers à Rio.

Ces primes prennent le contre-pied de la «gratification Far West». En vigueur de 1995 à 1998, celle-ci récompensait les actes de bravoure, dont précisément les meurtres de suspects.

Photo: midia cega/Andréa Farias via Flickr CC License by

Campanha da blitz da Polícia Militar na Boca do Rio

Newsletters

En Sicile, un village atteint un taux de vaccination de 104%

En Sicile, un village atteint un taux de vaccination de 104%

La vie communautaire de ce petit village sicilien a poussé les habitants à construire un réseau d'entraide et de prévention.

Une semaine dans le monde en 7 photos, du 20 au 26 novembre 2021

Une semaine dans le monde en 7 photos, du 20 au 26 novembre 2021

Naufrage meurtrier au large de Calais, manifestations en Martinique, 49e édition des American Music Awards… La semaine du 20 au 26 novembre 2021 en images.

Comment Interpol est instrumentalisée par les régimes autoritaires

Comment Interpol est instrumentalisée par les régimes autoritaires

L'élection à la tête de l'organisation d'un général émirati visé par une plainte en France pour torture vient rappeler les nombreux détournements de cette police intergouvernementale, notamment dans l'utilisation des notices rouges.

Podcasts Grands Formats Séries
Slate Studio