Monde

Michael Moore vole au secours de Julian Assange

Slate.fr, mis à jour le 15.12.2010 à 14 h 03

Le réalisateur de documentaires engagés américain Michael Mooore a publié une tribune mardi 14 décembre sur son site Internet et reprise par le site The Daily Beast pour expliquer pourquoi il a fait don de 20.000 dollars pour payer la caution de Julian Assange, le fondateur de Wikileaks. Le réalisateur de Farenheit 911 et de Bowling for Columbine justifie pourquoi il a également décidé de mettre à disposition son site Internet, ses serveurs, ses noms de domaines et «tout ce qui peut aider WikiLeaks à rester en vie et à se développer»:

«Nous avons été embarqués dans la guerre en Irak sur un mensonge. Des centaines de milliers de personnes sont mortes. Imaginez si les hommes qui ont organisé ce crime de guerre en 2002 avaient eu WikiLeaks sur le dos. Ils n’auraient peut-être pas réussi comme ils l’ont fait. La seule raison pour laquelle ils pensaient pouvoir s’en sortir était qu’ils avaient un voile de secret garanti. Aujourd’hui, cette garantie est leur a été enlevée, et j’espère qu’ils ne pourront plus jamais agir en secret.»

Mardi 14 décembre, un tribunal de Londres a ordonné la libération du fondateur de WikiLeaks contre une caution de 310.000 dollars. Mais Assange est resté en prison après une procédure d’appel de la justice suédoise intervenue dans la foulée de l’annonce de sa libération. Si l’appel suédois n’aboutit pas, Assange devra passer les prochaines semaines dans une villa de l’est de l’Angleterre en attendant sa prochaine audition prévue pour le 11 janvier 2011. Assange devra porter un bracelet électronique, respecter un couvre-feu et pointer au commissariat local pendant cette période.

Le fondateur de WikiLeaks se bat depuis maintenant plusieurs semaines contre une extradition vers la Suède pour crimes sexuels. La nature des accusations a fait l’objet de débats, mais selon la justice suédoise, il est poursuivi pour viol, attouchements et coercition illégale. Assange sera défendu au tribunal par Geoffrey Robinson, un ancien juge d’appel des Nations unies qui a notamment défendu Salman Rushdie, et qui s’est porté volontaire pour rester au Royaume-Uni sous surveillance électronique. Dans le même temps, un autre avocat de Julian Assange, le Britannique Mark Stephens, a confié à Wired qu’un grand jury fédéral américain tient des réunions secrètes en Virginie pour déterminer si le Département de la Justice doit poursuivre Assange pour infraction du Espionage Act de 1917.

Photo: Michael Moore/Steve Rhodes via Flickr CC License by

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