Monde

Les mots qui ont fait l'année 2010

Slate.fr, mis à jour le 10.12.2010 à 11 h 36

Noël approche, et avec lui la saison des bilans de fin d’année. Le magazine Time a vu les choses en grand en établissant le sien sous forme de cinquante tops 10, des meilleurs albums aux meilleures excuses, des meilleurs clashs aux meilleures couvertures de magazines, des meilleurs nombres aux sujets les plus sous ou surmédiatisés. En passant par le top 10 des buzzwords, ces mots qui ont créé le buzz le ramdam cette année.

Parmi eux, certains très connus du public français: la vuvuzela, cette trompette stridente dont le son a marqué la Coupe du monde en Afrique du Sud; Eyjafjallajokull, le nom du volcan islandais qui a fortement perturbé le trafic aérien (si vous ne savez plus prononcer son nom, c'est ici); ou l’austérité, de rigueur —c’est le cas de le dire— en cette période de difficultés budgétaires. Les autres le sont beaucoup moins, sauf peut-être pour les lecteurs assidus de Slate:

top kill/junk shot/static kill/top hat: les noms des opérations imaginées par le groupe pétrolier BP au moment de la marée noire.
bedbugs: les punaises, qui ont littéralement envahi New York cet automne.
anchor babies: une expression qui désigne les enfants nés aux Etats-Unis d’une mère entrée illégalement sur le territoire.
mama grizzlies: certaines candidates du parti républicain, inspirées par Sarah Palin et connues pour leur agressivité dans le débat public.
release the Kraken!: Une phrase extraite du film Le Choc des titans, et qui a inspiré un mème (à tout prendre, on aurait plutôt inclus le mot «poulpe»).
double dip: littéralement «double plongeon», désignant le fait pour une économie de retomber en récession après en être sortie.
bunga bunga: un jeu érotique enseigné par le colonel Kadhafi à Silvio Berlusconi.

Dans le même ordre d’idée, Google vient de publier une vidéo et des tops des mots reflétant le zeitgeist (l’état d’esprit) de l'année: Chatroulette, iPad, Justin Bieber,Twitter... Selon le moteur de recherche, 2010 a été une année de «luttes» (d’où les nombreuses recherches sur «crise européenne de la dette» ou «chômage»), de «succès» (l'accélérateur de particules du Cern ou la tour Burj Khalifa de Dubai), de «tragédies» («marée noire», «Pakistan», «Haiti»), de «moments-clef» (la libération d'Aung San Suu Kyi, l'élection de Dilma Roussef), de «disparus» (J.D. Salinger, Dennis Hopper, Gary Coleman), de nouveaux héros sportifs (John Isner et Nicolas Mahut) ou de sensations médiatiques (le double rainbow, Jimmy McMillan, les mineurs chiliens). «Que reste-t-il pour 2011?», ajoute le moteur de recherche. «C’est à vous de chercher».

Il y a quelques semaines, le New Oxford American Dictionary avait lui aussi choisi son mot de l’année: il s’agissait de refudiate («réfudier»), un néologisme mélangeant «répudier» et «réfuter», créé par Sarah Palin.

Photo: des vuvuzelas. Dundas Football Club via Flickr CC License by.

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