Monde

Angleterre: réforme de l'université votée, la violence monte d'un cran

Temps de lecture : 2 min

Les députés britanniques ont annoncé à 18h42 heure française les résultats du vote sur la réforme des universités tant contestée: le gouvernement a gagné de 21 voix, avec 323 votes contre 302. La réforme prévoit notamment de tripler les frais d’inscription à l’université, qui s’élèveront désormais à 9.000 livres (10.700 euros) par an. En marge du vote, les étudiants se sont mobilisés tout au long de la journée pour protester contre le projet du gouvernement de David Cameron.

The Guardian propose de suivre en direct les réactions à la chambre des communes et l’évolution des manifestations. On peut y lire la réaction du député de l’opposition travailliste John Denham, très remonté contre les Liberal Democrats (Lib Dems), le parti qui forme une coalition avec les conservateurs du Premier ministre David Cameron:

«C’est le point de non-retour pour Nick Clegg et les Lib Dems. Ils ont perdu toute crédibilité aux yeux du pays et ne peuvent plus prétendre être le parti de la justice. Le gouvernement triple les frais d’inscription et coupe le financement public de l’enseignement secondaire de 80%. Les étudiants anglais ont désormais les frais d’université publique les plus élevés du monde industrialisé.»

La nouvelle journée de mobilisation des étudiants en Angleterre a été marquée par un niveau de violence plus élevé que lors des précédentes. Six policiers ont été blessés, dont deux gravement, alors que la tension est montée dans le cortège londonien à l’approche de Westminster. Les étudiants protestent contre des mesures qui prévoient. Un policier a été hospitalisé pour des blessures graves au cou, tandis qu’un policier à cheval a été blessé après avoir été éjecté et piétiné par sa monture. L’incident a été filmé par les caméras de Sky News.

Selon la chaîne de télévision, les manifestants ont démoli des barrières de métal autour du parlement et lancé des fumigènes, des bombes de peinture, des boules de billard et d’autres projectiles sur les forces de l’ordre, tandis que d’autres ont tagué une statue de Winston Churchill. Le journaliste de Sky présent sur place témoignait en fin d’après-midi:

«Il y a des scènes de désordre grave, une situation vraiment volatile et dangereuse. Il y a du désordre partout autour de moi, de nombreux missiles de peinture sont jetés par la foule. Il y a énormément de tension, beaucoup de colère dans l’air.»

Les policiers britanniques encerclent des groupes entiers de manifestants pour les immobiliser, une tactique qu’ils affectionnent particulièrement, utilisée notamment lors du dernier G20 à Londres. Selon la BBC, il y aurait des blessés des deux côtés. Le Telgraph rapporte que la violence continue de monter alors que la nuit tombe sur Londres, des bancs en bois sont brûlés devant le Parlement.

Photo: A Londres le 9 décembre 2010, REUTERS/Andrew Winning

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