Monde

Mastercard et Visa attaqués pour venger Wikileaks

Slate.fr, mis à jour le 09.12.2010 à 11 h 41

Les Anonymous ont décidé de venger Wikileaks. Tout commence le lundi 6 décembre, quand l'établissement financier suisse PostFinance ferme le compte de Julien Assange, porte-parole de Wikileaks.

Irrité par cette décision, le groupe de hackers Anonymous s'en prend à plusieurs sociétés et institutions, dont Postfinance, mais aussi Amazon, EveryDNS, et PayPal, lit-on sur zdnet.fr. Les hackers reprochent à ces institutions d'avoir coupé leurs liens avec Wikileaks. Leur mode d'action? Des attaques DNS (attaques par déni de service, DDoS en anglais), qui rendent indisponibles les services des sites Internet visés.

Mercredi 8 décembre, c'était au tour de Mastercard et Visa.

L'action contre Mastercard est confirmée à 9 heures 39 par l'utilisateur @Anon_Operation, révèle The Guardian. Plus tard dans la journée, les hackers postent ce message sur leur compte Twitter:  «WE ARE GLAD TO TELL YOU THAT http://www.mastercard.com/ is DOWN AND IT'S CONFIRMED! #ddos #wikileaks Operation:Payback(is a bitch!) #PAYBACK» (Nous sommes heureux de vous annoncer que http://www.mastercard.com/ a planté, et c'est confirmé!).

Dans la soirée, c'est Visa qui est dans le collimateur d'Anonymous: à 22 heures, une attaque paralyse le site en moins de 5 minutes.

«Nous supportons Wikileaks non pas parce que nous sommes d'accord, ou pas, avec les données dévoilées, mais parce que nous refusons toute forme de censure de l'Internet», affirme dans The Guardian un activiste qui a pris part aux attaques.

Quant au nouveau porte-parole de Wikileaks, Kristinn Hrafnsson, il a accordé un entretien à la chaine britannique Channel 4 News dans lequel il déclare en parlant des attaques: «Nous n'encourageons ni ne condamnons cela. Il s'agit d'une réflexion publique.»

Baptisées «Opération Payback», les attaques DNS du groupe Anonymous sont annoncées à l'avance sur Twitter. Leur force réside dans leur relative simplicité: grâce au logiciel LOIC (un acronyme geek pour «Low Orbit Ion Cannon», «canon à ion de basse orbite»), les internautes peuvent volontairement donner les clés de leur PC. «En quelques clics et sans aucune connaissance informatique, les voilà qui participent à des attaques DdoS» en déni de service, explique Wikanon, apprenti hacker cité par 20minutes.fr.

Le principe de LOIC, c'est de permettre à tout le monde, même à ceux qui ne s'y connaissent pas en hacking, de participer aux attaques, lit-on sur Gizmodo, dans un article qui explique le fonctionnement de LOIC.

Photo: le logo de Wikileaks (DR)

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