Culture

Comment détester les Beatles en sept leçons

Slate.fr, mis à jour le 08.12.2010 à 17 h 10

Vous n’avez pas pu y échapper (y compris sur Slate, où nous avons cependant aussi pensé aux fans de Ronald Reagan): ce mercredi 8 décembre, on commémore les trente ans de la mort de John Lennon, le 8 décembre 1980 à New York. Beaucoup de journaux y vont de leur hommage, tel Télérama avec son beau portrait du musicien, ou The Observer et son récit de sa dernière journée.

Le New York Magazine, lui, a misé sur le contre-pied, puisqu’il nous explique en sept points «comment détester les Beatles»:

«Je peux comprendre la tentation de développer une haine active contre eux, car c’est juste beaucoup plus intéressant que de s’en ficher. Cela suggère une certaine effronterie, une passion, une pensée critique. Pour beaucoup de mélomanes, détester les Beatles, c’est comme un cours introductif à la contradiction.»

Les sept conseils en question sont les suivants:

«rester calme et amusé»
«s’assurer d’aimer quelque chose d’intéressant» («Vous ne pouvez pas seulement répondre “Chostakovitch” ou “Mobb Deep” ou “Dylan”, ou tout le monde se dira qu’il connaît déjà votre cas: vous détestez les Beatles car vous n’écoutez que du classique ou du hip-hop, ou êtes encore bloqués sur les disputes sixties»)
«bien choisir une chanson des Beatles à aimer à contrecoeur»
«utiliser les Beatles contre eux-mêmes» («John Lennon pensait qu’Ono est vraiment cool, et il n’y a rien de plus plaisant que de dire à des fans des Beatles que vous êtes d’accord»)
«ne pas en savoir trop sur les Beatles» («cela paraîtrait juste bizarre et obsessif»)
«ne pas avoir une grande théorie globale sur les baby-boomers, la technologie ou autre chose» («l’idée est d’étonner les gens en n’aimant pas la musique des Beatles, pas l’histoire de l’Occident»)
«après un certain temps, expliquer qu’on aime un groupe contemporain de pop à guitares»

Et si vous cherchez un huitième conseil, vous pouvez vous tourner vers Neil McCormick, critique musical au Telegraph: il y a deux semaines, au moment de l’arrivée des Beatles sur iTunes, ce fan de leur «génie absolu» établissait un worst of du groupe, soit quatorze chansons «qui dégoûteraient à vie n’importe quel auditeur des Beatles».

Photo: une parodie de la pochette du double blanc par le groupe Facebook Beatles Suck.

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