Monde

WikiLeaks lâché par PayPal

Temps de lecture : 2 min

Après le service d'hébergement d'Amazon et EveryDNS.net, c'est au tour de PayPal de lâcher WikiLeaks après la fuite géante de documents diplomatiques coordonnée par l'organisation de Julian Assange. Comme l'explique The Lede, un blog du New York Times, le site de paiement en ligne, filiale du site de e-commerce eBay, a annoncé samedi qu'il rompait ses relations avec Wikileaks dans un communiqué:

«PayPal a fermé le compte de WikiLeaks à cause d'une violation de notre politique d'utilisation, qui stipule que notre système de paiement ne peut être utilisé pour aucune activité qui encourage, promeut, facilite ou enjoint des personnes à s'engager dans des activités illégales. Nous avons notifié cette décision au titulaire du compte»

Le compte PayPal de l'organisation avait déjà été suspendu à plusieurs reprises dans le passé. The Lede cite un message du compte Twitter de WikiLeaks, qui accuse PayPal d'avoir succombé aux «pressions du gouvernement américain», et précise qu'un autre service de paiement, Datacell, continue en revanche d'accepter les donations à son profit.

Numerama, de son côté, rappelle que «PayPal n'est pas le premier service de paiement en ligne à bloquer les transactions financières destinées à Wikileaks», puisque cela avait déjà été le cas, en octobre, de Moneybookers. Il explique aussi que le site bénéficie, parmi ses portes de sortie, du service Flattr, qui permet de lui faire des dons.

En février, WikiLeaks -dont le budget opérationnel était alors évalué à 200.000 dollars si ses employés restaient bénévoles, et le triple pour les payer- avait temporairement arrêté ses opérations en raison d'un manque de fonds. Afin de payer ses dépenses courantes et la défense de Bradley Manning, le soldat qui lui a transmis des centaines de milliers de documents confidentiels, le site avait annoncé en avril avoir collecté plus de 1 million de dollars l'année précédente. Jeudi, il a promis qu'il révélerait d'ici la fin de l'année le détail de ses dépenses et des salaires versés.

Photo: le logo de Wikileaks (DR)

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