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Mondial 2022: et si on jouait en janvier?

Slate.fr, mis à jour le 04.12.2010 à 17 h 53

«The coolest idea in the soccer world»: non pas tellement «l'idée la plus cool» mais en tout cas l'idée «la plus fraîche» dans le football actuel, c'est ainsi que Goal, le blog football du New York Times, qualifie l'idée de Franz Beckenbauer, double vainqueur de la Coupe du monde (1974 comme joueur, 1990 comme entraîneur), de disputer l'édition 2022 au Qatar en janvier.

Une proposition faite par celui qui est vu comme «un possible futur président de la Fifa», dont il est membre du comité exécutif, dans les colonnes du quotidien allemand Bild Zeitung. «En janvier et en février, les températures là-bas sont agréables, autour de 25 degrés», contre plus de 40 l'été, explique-t-il. «Cela constituerait aussi une alternative viable aux énormes dépenses prévues pour installer des dispositifs de climatisation dans les stades». Comme le rappelle l'agence Associated Press, le Qatar a promis que la température dans les stades serait descendue artificiellement autour de 27 degrés.

Réagissant à la désignation du Qatar, l'ancien international belge Marc Wilmots avait fait part jeudi de son expérience:

«Je me souviens du Mondial aux Etats-Unis où l'on nous avait fait jouer à Orlando à midi par 42 degrés à l'ombre. C'était impossible de courir. Ce sera la même chose au Qatar. On joue avec la santé des footballeurs et on ne tient pas compte de l'intérêt sportif. On me dit que les stades seront climatisés. Du foot dans des bulles réfrigérées...»

Si ce n'est pas la première fois qu'une Coupe du monde se disputera dans un pays à forte chaleur (Mexique 1986, Etats-Unis 1994), la polémique sur le climat qatari a été accrue par l'impact prévisible de la compétition sur l'environnement. Le blog Two Hundred Percent a ainsi estimé que le choix du Qatar prouvait que «l'engagement de la Fifa en faveur de l'environnement semble à peu près inexistant».

Si la proposition de Franz Beckenbauer était retenue, elle permettrait de résoudre ce problème environnemental, mais nécessiterait en revanche un aménagement des calendriers des championnats. Et, accessoirement, influerait sur la perception de la Coupe du monde par le grand public: jusqu'ici toujours disputée en juin-juillet, cette compétition, avec ses matches regardés en terrasse ou en plein air devant des écrans géants, a pour l'instant un parfum de grandes vacances...

Photo: des palmiers à Doha. Photo currybet via Flickr CC License by.

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