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Des coiffeurs feront la grève de la musique

Slate.fr, mis à jour le 04.12.2010 à 9 h 20

Si vous vous rendez chez le coiffeur à partir du mardi 7 décembre, vous n’entendrez peut-être pas de musique: certains «coupe-tifs» doivent en effet commencer ce jour-là une grève sonore pour protester contre la hausse des redevances à verser aux ayants-droit. Une information rapportée par le site e-Alsace, le mouvement de protestation étant parti en juillet dernier de cette région.

«Les redevances que nous, coiffeurs, versons à la Sacem et à la Spré [deux sociétés chargées de percevoir et répartir les droits versés aux artistes et producteurs, ndlr] pour avoir le droit de diffuser de la musique dans notre salon viennent d’être considérablement augmentées et continueront de croître en 2011, 2012…», déplore la Fédération nationale de la coiffure (FNC), citée par le site. En juillet, la Sacem avait réagi à la polémique en expliquant y être «totalement étrangère», les redevances de droits d'auteurs de son répertoire n'ayant «pas été modifiées», contrairement à la rémunération équitable gérée par la Spré, qu’elle perçoit au nom de celle-ci.

«On a toujours entendu chanter “Petit Papa Noël” dans nos salons à cette époque de l’année. Eh bien cette année, on ne l’entendra pas», expliquait récemment dans les colonnes de L’Alsace Bernard Stalter, le président de la Fédération régionale de la coiffure. Le quotidien faisait part à cette occasion du slogan des professionnels du secteur —«On a enlevé les radios, maintenant on fait chanter les séchoirs»– et avançait le montant de l’augmentation des redevances: «de 24 euros pour une entreprise de cinq salariés en 2009 à 60 euros en 2010 et 164 euros en 2011». En juillet, la Spré avait elle expliqué à Rue89 que la hausse n'aurait «pas beaucoup d'impact, puisque 87% des salons de coiffure en France ont moins de deux employés».

Numérama, qui rapporte l’affaire, y voit «une bonne occasion pour rappeler l’existence d’une véritable alternative, la musique libre». Le site conseille aux coiffeurs de se tourner vers «des services comme Dogmazic ou Jamendo» qui «proposent d'innombrables musiques libres» et permettent «à chacun de découvrir de nouvelles œuvres en toute légalité, sans se soucier d'une quelconque redevance».

Photo: la façade d'un salon de coiffure. Photo twicepix via Flickr CC License by.

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