Culture

«Dallas»: l'Amérique n'a pas oublié l'agresseur de JR

Temps de lecture : 2 min

un extrait de l'épisode «A House Divided» de Dallas (DR).
un extrait de l'épisode «A House Divided» de Dallas (DR).

L'acteur Larry Hagman, célèbre pour son interprétation du méchant J.R. dans la série Dallas, est mort, vendredi 23 novembre, à l'âge de 81 ans. Nous republions à cette occasion un article de novembre 2010 sur ce qui est sans doute le cliffhanger le plus célèbre de l'histoire des séries télévisées.

***

Il y a trente ans pratiquement jour pour jour, le cliffhanger (fin à suspense) le plus célèbre de l’histoire de la télévision était résolu: le 21 novembre 1980, 83 millions d’Américains découvraient le nom du personnage qui avait tiré, dans un épisode diffusé six mois plus tôt, sur J.R. Ewing, le méchant de la série Dallas.

Loraine Despres, la scénariste de l’épisode en question, vient de raconter ses souvenirs de cette année particulière au site PopEater. Elle se rappelle par exemple de l’atmosphère qui régnait chez le producteur en mars 1980 après la diffusion de «A House Divided», l’épisode où J.R. se faisait tirer dessus sans que l’on voie son assaillant:

«Quand je suis entrée dans les bureaux de la production le lundi matin qui a suivi, les téléphones sonnaient sans discontinuer. Tous les journaux et magazines du pays appelaient. Le staff était euphorique [...]: il avait offert au public une triple dose de cliffhanger —une mise en danger physique, un mystère et une attaque contre une icône nationale.»

Elle raconte également ce qui s’est passé quand elle s’est vue attribuer «la tâche scénaristique de la décennie, et peut-être de n’importe quelle décennie»: écrire «Who Done It», l’épisode dans lequel serait révélée l’identité de l’agresseur de J.R. Pendant l’été 1980, alors que les producteurs de la série tournent plusieurs fins alternatives pour cet épisode, des sociétés de paris commencent à s’intéresser à la série:

«Un jour, un avocat m’a pris à part dans une fête. Il m’a dit d’hypothéquer ma maison et de lui confier l’argent, qu’il irait parier à Londres. [...] Il m’assurait que cela serait parfaitement légal.»

L’avocat en question n’était pas le seul à placer des espoirs financiers dans ce mystère. Récemment, le site de CBS rappelait une blague faite à l’été 1980 par Jimmy Carter, en campagne pour sa réélection face à Ronald Reagan:

«Je suis venu à Dallas pour trouver secrètement qui a tiré sur J.R. Si l’un d’entre vous peut me révéler la réponse, je pourrais financer toute ma campagne cet automne!»

Pour ceux qui ne connaissent pas le nom du coupable, on ne le révélera pas ici. Ceux qui trouvent Dallas ringard mais qui aiment bien les Simpsons, eux, pourront se tourner vers une des plus célèbres parodies jamais réalisées, l’épisode «Who Shot Mr. Burns?».

Slate.fr

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