France

Quand Ceara voulait convertir Sarkozy

Slate.fr, mis à jour le 19.11.2010 à 17 h 37

Marcos Cearà, le défenseur brésilien du Paris Saint-Germain, n’est pas venu en France uniquement pour jouer au football. En plus de son métier de sportif, le latéral droit est également prêcheur évangéliste, et il ne plaisante pas quand il s’agit de diffuser la bonne parole, même lorsqu’il rencontre les personnalités politiques les plus importantes du pays, comme il l’a expliqué dans les colonnes du Parisien:

«Il est aussi de mon devoir de propager la parole de Dieu. Je pense d’ailleurs que mon statut de joueur du PSG m’y aide. J’ai accès à d’autres personnes. Par exemple, la dernière fois que nous sommes allés déjeuner à la mairie de Paris (NDLR: en octobre), j’ai offert une bible à Bertrand Delanoë. Lors de la finale de la Coupe de France, en serrant la main de Nicolas Sarkozy, je lui ai dit: Jésus vous aime.»

Quand il ne joue pas au football, Cearà, qui espère devenir pasteur un jour, baptise des fidèles ou organise tous les jeudis soir des réunions d’évangélisation à son domicile. Le Parisien a assisté à l’une d’elles, ou étaient notamment présents son coéquipier Nene, l’homme en forme du PSG, ou encore l’ancien attaquant du club Fabrice Pancrate, qui y participe régulièrement:

«A 20 heures, la réunion commence. Le défenseur parisien, une bible à la main, commence la lecture d’un verset avant de laisser le micro à son épouse, Fernanda. Pendant une trentaine de minutes, elle entonne des chants à la gloire de Dieu, repris à l’unisson par la quarantaine de fidèles. Tous tapent des mains. Certains sont à genoux, d’autres sont en pleurs.»

Cearà n’est pas le seul footballeur évangéliste de la Ligue 1. Le Congolais Oscar Ewolo, milieu de terrain et capitaine du leader surprise du championnat Brest, est pasteur et s’occupe d’une église évangélique de Lorient, le Centre missionnaire-Christ refuge pour tous. Jamais expulsé en 15 saisons au plus haut niveau, il a récemment confié à La Croix:

«Je ne suis pas multiple et mes valeurs restent les mêmes. En football comme en religion, le travail en commun et l’esprit de complémentarité mus par un objectif partagé agissent sur la réussite du groupe.»

Pour le quotidien catholique, «cet état d’esprit n’est peut-être pas étranger aux belles performances de l’équipe brestoise, à la fois en tête de la Ligue 1 et du classement du fair-play».

Photo: Cearà lors de Lyon-PSG le 27 octobre 2010 à Lyon, REUTERS/Robert Pratta 

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