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En Corée du Sud, le bac, c'est vraiment sacré

Temps de lecture : 2 min

Suneung. Ce nom ne vous évoquera peut-être rien, mais pour des milliers d'étudiants sud-coréens, c'est une obsession: c'est le test d'entrée à l'université, l'équivalent de notre baccalauréat. Jeudi 18 novembre, ils étaient près de 710.000 à le passer, lit-on sur le Korea Herald.

En Corée du Sud, le Suneung prend une ampleur déconcertante, explique Le Figaro. Le gouvernement met en place des mesures exceptionnelles pour assurer le bon déroulement des épreuves. Ainsi, les administrations, la Bourse de Séoul et de nombreuses entreprises privées retardent d'une heure l'ouverture de leurs portes afin d'éviter tout risque d'embouteillage qui pourrait empêcher les candidats à se présenter à l'heure. Et d'ailleurs, même en le voulant, difficile d'être en retard, puisque la police est chargée d'escorter les retardataires à leurs centres d'examen.

Et ce n'est pas fini: en ce jour spécial, même le trafic aérien est perturbé. Pendant les épreuves orales d'anglais, aucun avion n'a le droit de décoller ou d'atterrir dans la péninsule. Pourquoi? Mais parce que le bruit des réacteurs pourrait nuire à la bonne compréhension des questions par les candidats, bien évidemment!

Les yeux du pays sont donc rivés sur ces jeunes, soutenus par une foule de supporters. Les plus fidèles prient pour que ces étudiants réussissent leur test, comme le montre cette vidéo de TF1.

Pas étonnant alors que les lycéens sud-coréens soient quelque peu stressés. Le résultat de ce test de 9 heures détermine leurs futurs travail et salaire, explique le Korea Herald. Le test détermine dans quelle université iront les étudiants, or beaucoup de grandes entreprises choisissent leurs employés parmi les lauréats des universités les plus prestigieuses, comme la Yonsei University, la Korea University, ou encore la Seoul National University.

Ainsi, la plupart des étudiants qui préparent le Suneung travaillent énormément: du matin tôt jusqu'à minuit passée. Pour mieux bachoter, beaucoup suivent, en dehors des horaires scolaires, des cours privés.

Résultat: chaque année, on pointe du doigt la pression autour de cet examen, qui pousserait des étudiants aux suicide. Une enquête menée par Korea Youth Counseling Institute suggère que près de 48% des étudiants ont déjà pensé au suicide.

Le ministère de l'Education a reconnu qu'il y a des problèmes de stress. «Nous sommes conscients que ce test est un poids pour nos étudiants, a affirmé un porte-parole du ministère, nous réfléchissons donc è une réforme du CSAT (College Scholastic Ability Test) depuis l'année dernière».

Parmi les solutions envisagées pour réduire la pression autour de cet examen, la possibilité de le repasser deux semaines plus tard si l'étudiant croit avoir raté.

Photo: Ugg., knittymarie via Flickr CC License by

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