France

Le 9 novembre, c'est la Saint-Imprécis pour Sarkozy

Temps de lecture : 2 min

Le 9 novembre est décidément une date qui ne réussit pas à Nicolas Sarkozy. En 2009, lors des célébrations des vingt ans de la chute du mur de Berlin, il avait expliqué qu’il était présent sur les lieux ce jour-là, information largement contestée depuis.

Cette année, dans son discours à Colombey-les-deux-Eglises pour les quarante ans de la mort du général de Gaulle, il s'est, comme le montre Le Post, encore une fois trompé. Nicolas Sarkozy a en effet daté l’annonce de la mort de l’ancien chef de l’Etat -l'actuel avait alors quinze ans- du 9 novembre au soir:

«Qui ne se souvient, parmi les gens de ma génération, de cette soirée du 9 novembre 1970 où la France apprit que le général de Gaulle venait de mourir?»

Or, si le général De Gaulle est bien mort d'une rupture d'anévrisme le 9 novembre vers 19h30, la nouvelle a été tue par sa femme, Yvonne, pendant une douzaine d’heures, le temps notamment de prévenir ses enfants, Elisabeth et Philippe, et de récupérer un exemplaire des dernières volontés du défunt, où il refusait des funérailles nationales (une cérémonie sera néanmoins organisée à Notre-Dame en présence de nombreux chefs d'Etat étrangers).

Le président de la République, Georges Pompidou, et le Premier ministre, Jacques Chaban-Delmas, ne seront informés de la nouvelle qu'au petit matin. Pour le grand public, la nouvelle sera révélée en exclusivité par France-Soir, qui battra le 10 novembre. le record de ventes de la presse française (2,2 millions d'exemplaires), puis par la célèbre allocution télévisée de Georges Pompidou:

«Français, Françaises, le général de Gaulle est mort. La France est veuve.»

Reste à savoir quel évènement pourrait être l’occasion d’une confusion chronologique du président de la République le 9 novembre 2011. Les services de l’Elysée peuvent déjà se pencher sur la liste des évènements survenus un 9 novembre en prévision: l’an prochain marquera notamment les trente ans de la légalisation des radios libres et les vingt ans de la disparition de l'artiste Yves Montand.

Photo: Nicolas Sarkozy le 9 novembre 2010 à Colombey-les-deux-Eglises. REUTERS/Philippe Wojazer.

Slate.fr

Newsletters

Site classé

Site classé

Jacques Chirac, l'homme qui n'assumait pas d'être de droite

Jacques Chirac, l'homme qui n'assumait pas d'être de droite

On a voulu faire passer l'ancien président pour un radical de Corrèze mais son inconscient est de droite. Pour le meilleur et pour le pire.

Le jour où j'ai voté Chirac

Le jour où j'ai voté Chirac

Journalistes et contributeurs de Slate.fr se souviennent du 21 avril 2002 et du second tour pas tout à fait comme les autres de l'élection présidentielle.

Newsletters