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Sakineh pourrait être exécutée mercredi 3 novembre

Temps de lecture : 2 min

Sakineh Mohammadi Ashtiani, cette Iranienne de 43 ans condamnée à la mort par lapidation pour adultère, doit être lapidée mercredi 3 novembre, selon les informations du Comité international contre la lapidation qui a publié un communiqué daté du 1er novembre:

«Le régime islamique d’Iran prévoit d’exécuter Sakineh Mohammadi Ashtiani immédiatement. Selon des informations reçues par le Comité international contre la lapidation et le comité international contre l’exécution le 1er novembre 2010, les autorités de Téhéran ont donné le feu vert à la prison de Tabriz pour l’exécution […] Elle devrait être exécutée ce mercredi 3 novembre.»

Sakineh a été condamnée le 15 mai 2006 à 99 coups de fouet, pour «relation illégale». En septembre 2006, le dossier du meurtre de son mari a été rouvert, et l’Iranienne a été condamnée à 10 ans de prison pour «complicité de meurtre», et à la lapidation pour adultère. En septembre dernier, l’Iran continuait dans l’escalade des peines, la condamnant à encore 99 coups de fouet supplémentaires, comme le confiait son fils, Sajjad Mohammad Ashtani, au site Le Règle du Jeu.

Bernard-Henri Levy, qui a lancé une pétition pour sauver la vie de Sakineh qui compte déjà plus de 150.000 signatures venues du monde entier, réagit à l’information de l’exécution imminente dans une interview au site elle.fr:

«Je n’ose y croire. Je ne peux y croire. Cette femme n’a rien fait. Elle n’est coupable de rien. Son dossier judiciaire, tout le monde le sait, est vide ou trafiqué. Son exécution serait donc juste une façon, pour les autorités iraniennes, de faire un bras d’honneur aux occidentaux, de prouver leur propre puissance. Et cela n’est pas concevable. Je n’arrive pas à le concevoir.»

20minutes.fr a joint Maria de França, rédactrice en chef du site La Règle du Jeu, qui «précise qu’une lettre de la Cour Suprême de Téhéran a été envoyée à la branche d'application des peines à la prison de Tabriz, demandant “l'exécution rapide” de Sakineh», et que «les exécutions capitales ont lieu seulement le mercredi, s’ils veulent l’exécuter dans la semaine, ils le feront demain».

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Photo: Sakineh Mohammadi Ashtani / REUTERS

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