Monde

Trop de sécurité dans les aéroports?

Temps de lecture : 2 min

Le PDG de British Airways (BA) a publiquement critiqué les contrôles de sécurité «complètement superflus» dans les aéroports et estimé que le Royaume-Uni devrait arrêter de «s’incliner» face aux exigences américaines en termes de sécurité aérienne, rapporte le Financial Times. Lors de la conférence annuelle de l’Association des opérateurs aéroportuaires mardi 26 octobre, Martin Broughton a déclaré:

«Les Etats-Unis n’appliquent pas en interne beaucoup des choses qu’ils nous demandent de faire. Nous ne devrions pas accepter cela. Nous devrions dire, ‘Nous ferons seulement les choses que nous considérons essentielles et que vous les Américains considérez essentielles aussi'.»

Pour le quotidien de la City, les déclarations de Martin Broughton reflètent une frustration générale des passagers et du secteur vis-à-vis de l’augmentation constante des règles, des liquides en cabine aux bagages à main, qui se multiplient depuis les attentats terroristes du 11-Septembre. Tout en insistant sur le fait qu’il ne soutient pas une diminution de la sécurité, le patron de BA explique qu’il souhaite juste éviter les complications inutiles:

«Nous savons tous qu’il y a un bon nombre d’éléments dans le programme de sécurité qui sont complètement superflus et on devrait s’en occuper. Prenez l’iPad. Ils ne savent toujours pas s’il doit être considéré comme un ordinateur portable ou pas. Certains aéroports pensent que vous devez les sortir de votre sac et d’autres non.»

Broughton fait aussi allusion à l’obligation pour les passagers d’enlever leurs chaussures lorsqu’ils passent la sécurité suite à l’attentat raté de Richard Reid en 2001, qui avait dissimulé des explosifs dans ses chaussures.

Pour le Guardian, l’accès de colère du patron de BA est compréhensible, mais ne représente que «l’expression vaine d’une frustration qui n’aura aucune conséquence»:

«La paranoïa chez les agences de sécurité en Europe et aux Etats-Unis est telle qu’une fois qu’une mesure de sécurité ou qu’une routine a été mise en place, personne n’ose y toucher de peur d’être accusé plus tard d’avoir été à l’origine du changement qui a créé une brèche dans le système pour les terroristes.»

Photo: Sur l'aéroport de Sydney en février 2010, REUTERS/Tim Wimborne

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