Monde

Des entreprises chinoises soutiendraient le nucléaire iranien

Slate.fr, mis à jour le 18.10.2010 à 17 h 57

Des entreprises chinoises contournent les sanctions des Nations unies contre l’Iran et continuent à investir dans le développement de missiles et du programme nucléaire du pays, rapporte le Washington Post, qui cite des sources du gouvernement américain. Cette information met les Etats-Unis dans une position délicate: bien que les entreprises en question n’aient pas l’autorisation du gouvernement chinois, des sanctions contre celles-ci pourraient peser sur les relations entre les Etats-Unis et la Chine, tandis qu’une absence de réaction américaine pourrait affecter la capacité des Nations unies à faire respecter les sanctions contre d’autres pays.

Des responsables de la Maison blanche confient que les entreprises sont soupçonnées de fournir des technologies pour le programme de missiles de l’Iran, et l’un d’entre eux a même rapporté au Washington Post que des entreprises chinoises vendent également au pays un composant essentiel à l’enrichissement d’uranium.

Depuis que les Nations unies ont voté une nouvelle série de sanctions contre l’Iran en juin, tous les pays membres ont cessé de négocier avec le gouvernement iranien, sauf la Chine. «La Chine est désormais le seul pays avec des industries pétrolières et gazières majeures qui est prêt à discuter avec l’Iran, a confié un officiel américain. Tout le monde s’est retiré. Ils sont seuls.»

Le mois dernier, des représentants américains ont donné à la Chine une liste d’entreprises soupçonnées de ne pas respecter les sanctions des Nations unies, et demandé au gouvernement de prendre des mesures plus fermes contre les investissements. «Mon gouvernement va enquêter sur les questions posées par les américains» a déclaré le porte-parole de l’ambassade chinoise aux Etats-Unis dans un communiqué.

L’Iran s’est déclaré prêt à reprendre les négociations concernant son programme nucléaire «dès demain» avec les grandes puissances ce lundi 18 octobre, à condition que le sujet des négociations soit clair dès le début. L’Iran pose aussi d’autres conditions: qu’une plus grande variété de pays participe aux négociations (actuellement les six pays impliqués sont les Etats-Unis, la Chine, la Russie, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France) et que les pays clarifient leur position vis-à-vis de l’arsenal nucléaire d’Israël.

Photo: Vue par satellite de l'emplacement de l'usine secrète d'enrichissement uranium près de Qom,  Reuters

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