Monde

Carton plein au Caucase pour le FSB

Temps de lecture : 2 min

Après l'attentat dans le métro de Moscou fin mars 2010, réalisé par le chef de la guérilla tchétchène Doku Umarov, Vladimir Poutine avait donné l'ordre aux forces russes de «curer les égouts» à la recherche des terroristes nord-caucasiens.

Un ordre qu'a pris très sérieusement le FSB, le service fédéral de sécurité de la Russie et ex-KGB. Au cours de la réunion du Comité National Anti-terroriste (CNA), son directeur Aleksandr Bortnikov a annoncé à la presse russe les excellents résultats des opérations de ses troupes au Caucase:

«301 terroristes tués. 468 membres de bandes armées en prison. 61 attentats empêchés. Un groupe terroriste arrêté avant qu'il ne lance dix attentats. Au total, le terrorisme nord-caucasien a chuté de 45 à 46% cette année par rapport à 2009.»

Des chiffres qui ont dû faire plaisir à Poutine. Mais le succès du FSB n'est pas seulement imputable au zèle d'un directeur cherchant à satisfaire sa hiérarchie. Si le FSB est efficace, c'est aussi parce que le mouvement terroriste tchétchène traverse une mauvaise passe. Doku Umarov, autoproclamé «Emir du Caucase», était jusqu'à présent l'unique chef de la guérilla en Tchétchénie. Or, non seulement le FSB a tué deux de ses hommes et emprisonné cinq autres qui faisaient tous partie de son cercle rapproché, mais en plus, il voit son autorité contestée par son rival Khusein Gakaev et l'ancien indépendantiste Akhmed Zakaev. Tous deux lui reprochent de ne pas s'intéresser suffisament aux intérêts des Tchétchènes et d'appeler à un «Jihad perpétuel», comme l'explique Kommersant.

La montée de l'islamisme est d'ailleurs l'une des premières préoccupations d'Alexandre Bortnikov, explique ce dernier sur le site La voix de Russie: «le processus d'islamisation continue en Russie. (…) Et on observe une augmentation de nouveaux foyers terroristes [dans le Caucase du Nord]». Le directeur du FSB conclut en prévenant que «pour éradiquer le terrorisme, les actions anti-terroristes ne sont pas suffisantes. Il faut surtout de l'aide économique».

Photo: Russian soldier holds a kalashnikov machine gun in the South Ossetian town of Dzhava sur Picasa Web, License by

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