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Chávez pro-chinois et anti-Nobel

Temps de lecture : 2 min

Common Wikimédia, Hugo Chávez
Common Wikimédia, Hugo Chávez

La polémique n'en finit pas sur l'attribution du prix Nobel de la Paix 2010 au dissident chinois Liu Xiaobao. Après la Chine, c'est au tour du Venezuela de s'indigner contre la décision du comité Nobel.

Dans sa tribune télévisée hebdomadaire -Aló Presidente-, le président vénézuélien Hugo Chávez a déclaré que «Liu est comme Obama, l'autre prix Nobel». (L'an dernier, lors de l'attribution du Nobel au président américain, Chávez avait souligné qu'Obama ne méritait pas son prix puisque les Etats-Unis étaient en guerre.) Dimanche, le président vénézuélien aurait ainsi reproché au lauréat chinois de s'être attiré les éloges des gouvernements occidentaux, leur faisant croire qu'il était un homme de changement, refusant la violence contre l'Etat chinois. Pour Chavez, Liu Xiaobao est un «citoyen dissident contre-révolutionnaire emprisonné en Chine pour avoir violé les lois de son pays».

Sans surprise, l'opposition vénézuélienne –appelée péjorativement l'«ultra gauche»– soutient la nomination de Liu Xiaobao au prix Nobel de la Paix. Hugo Chávez n'a pas manqué de se moquer d'eux, les qualifiant de «pitiyanquis», qu'on pourrait traduire approximativement de «laquais des Yankees».

«Nos félicitations et notre solidarité vont au gouvernement de la République populaire de Chine», a-t-il lancé en guise de conclusion, avant d'ajouter: «Vive la Chine ! [vive] sa souveraineté, son indépendance et sa grandeur!»

En resserrant les liens économiques avec la Chine, Hugo Chávez espère réduire la dépendance pétrolière de son pays face aux Etats-Unis.

Slate.fr

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