Monde

L'exode de la Maison blanche

Temps de lecture : 2 min

Alors que l’exode des collaborateurs de la Maison blanche devrait continuer dans les mois à venir, les observateurs se demandent comment analyser le nombre élevé de départs chez les proches de Barack Obama. Si beaucoup mettent le turnover élevé sur le compte de l’épuisement (thèse défendue par le porte-parole de la présidence), les républicains pointent du doigt la confusion qui règne à la Maison blanche, où une équipe bornée serait responsable de trop d’échecs de politiques.

Parmi les départs imminents, ceux du secrétaire à la Défense Robert Gates, qui espère prendre sa retraite au début de l’année prochaine, et le conseiller David Axelrod, qui devrait retourner dans sa ville de Chicago à la même période pour se concentrer sur la campagne de réélection d’Obama pour 2012. Ils viennent s’ajouter à ceux du conseiller pour la sécurité nationale, le général James Jones, ainsi que de la quasi-totalité de l’équipe en charge de l’économie et du chef de cabinet Rahm Emanuel, parti le mois dernier pour se présenter à la mairie de Chicago.

Les remaniements ne sont pas inédits dans l’histoire des Etats-Unis, mais c’est le timing de la vague de départs qui intrigue, comme le souligne le Guardian:

«Les changements d’équipe réguliers n’étaient pas rares lors de la présidence de Bill Clinton ou de ses prédécesseurs, mais cet exode est inhabituel car il a lieu avant les résultats des élections de mi-mandat, période habituelle pour les remaniements.»

Et selon les sondages, les élections de mi-novembre devraient voir les républicains progresser, et peut-être même remporter la majorité dans une des deux chambres du congrès. Pour le Wall Street Journal, Obama devra alors choisir entre «une équipe qui s’adaptera à un congrès plus républicain, ou qui le combattra»: une administration plus centriste travaillera plus facilement avec les républicains pour faire passer des lois au congrès, tandis qu’une équipe plus partisane ira disputer la campagne présidentielle sur le thème de l’obstructionnisme des républicains

Quoiqu’il arrive, la Maison blanche veut «utiliser cette opportunité pour répondre aux doutes du milieu des affaires et des lobbies quant au manque d’expérience du secteur privé du cercle rapproché d’Obama» et «remédier à la pénurie de femmes que laisse la démission de Christina Romer de l’équipe économique le mois dernier», rapporte le Wall Street Journal.

Photo: Barack Obama à New York en avril 2010, REUTERS/Natalie Behring

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