Culture

Expo Larry Clark: Delanoë est en colère

Temps de lecture : 2 min

Dès jeudi soir, les auditeurs de France Info ont eu le droit à un Bertrand Delanoë bien remonté contre ceux qui l'accusent de censurer l'exposition photo de Larry Clark, qui ouvre ce vendredi au Musée d'Art moderne de Paris en étant interdite aux mineurs.

«J'ai voulu laisser la liberté totale à l'artiste, donc c'est l'inverse d'un acte de censure!, martèle le maire de Paris. Simplement, pour que ce soit complet et qu'il y ait ces photos litigieuses pour que l'exposition soit complète, on était absolument contraints de mettre une interdiction aux moins de 18 ans.»

Bertrand Delanoë avoue ne pas comprendre les motifs de ses détracteurs. «Pourquoi toute cette tempête? Je ne me l'explique pas.» Un peu plus tard, il s'interroge sur l'«hypocrisie» de Libération, remarquant que le journal a choisi en une, non pas l'une des photographies controversées de Larry Clark, mais une «photo anodine» (Jeudi, Libération titrait «Larry Clarke censuré-Interdit aux moins de 18 ans»).

Mais ce qui semble surtout irriter le maire de Paris, c'est que ses détracteurs «[marchent] sur la tête». Comme Libération, qui mène deux combats de front et contradictoires selon Delanoë. Bien que le quotidien se batte pour la publication de photographies gorgées «de violence faite aux femmes», il prétend aussi promouvoir les droits de la femme. Même son de cloche dans le droit de réponse qu'adresse l'adjoint à la Culture de la mairie de Paris, Christophe Girard, au quotidien de la rue Béranger: il y fustige «la vision partielle» de l'oeuvre de l'artiste donnée par le journal.

Toujours sur France Info, Delanoë s'agace des «mensonges» de ses opposants: contrairement à ce que prétendent L'Express et plusieurs autres journaux, le maire de Paris affirme que «jamais les photos n'ont été montrées!» et que la Maison de la photographie (MEP) avait choisi d'exposer la série Tulsa de Larry Clarke, beaucoup moins polémique que les photos visibles au Musée d'Art Moderne.

Larry Clark, dans une interview au Monde, rappelle qu'il a déjà exposé trois fois en France, dont à la MEP. Même s'il avoue être «choqué et surpris» par la décision du Maire de Paris, Larry Clark garde le sens de l'humour : «[Pour] les jeunes qui voudront voir l'expo... dites-leur que c'est l'hiver. Ils mettent une casquette, une écharpe, une fausse moustache, et ils rentreront!»

Slate.fr

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