Culture

Le premier feuilleton pour portable, Internet et réseaux sociaux

Temps de lecture : 2 min

Checking-In on Facebook
Checking-In on Facebook

Il s'appelle «ceilleuton», c'est-à-dire un feuilleton pour téléphone portable (cellulare en italien), et mélange la tradition européenne des feuilletons du XIXe siècle avec les Keitai Shosetsu, les intrigues pour portable qui ont un succès fou au Japon. Il s'agit de Social Killer, roman policier de Vito Di Bari sorti le 6 octobre en Italie, explique Panorama. Où peut-on le trouver? Non pas dans les librairies, mais sur la Toile: sur le portable, sur un site internet et sur Facebook.

L'histoire est simple: Social Killer parle d'un réseau social appelé «datebook.it». C'est dans cette communauté que se croisent les vies des trois protagonistes, des étudiants universitaires qui vivent à Milan. Sans savoir le péril qui les guette: parmi la liste de leurs contacts se trouve un terrible social killer.

Ce qui est intéressant, dans ce «ceilleuton», c'est l'interaction avec le lecteur. On peut lire les 108 chapitres, publiés au rythme de un par jour, sur le téléphone portable: on a donc une première narration linéaire, sans possibilité d'interaction. Mais en même temps, le lecteur peut aussi se connecter à Internet avec son smartphone, aller sur le site de Social Killer et découvrir d'autres informations, ou lire les réflexions de l'auteur. Et ce n'est pas fini: le lecteur peut même dialoguer sur Facebook avec Deborah, Marco et Chiara, les trois jeunes qui figurent sur la couverture, choisis parce qu'ils correspondent aux caractéristiques des protagonistes du livre. Les personnages principaux sont donc des personnes réelles qui pourront répondre à toute curiosité. Le lecteur pourra ainsi participer à la chasse à l'assassin et découvrir des indices sur datebook.it, le réseau social au centre du récit, explique La Stampa.

Cité par l'Espresso, Vito Di Bari explique les origines de son livre. «Au début de l'année, j'ai ouvert ma page Facebook et j'ai commencé à explorer cet univers. Plus j'utilisais Facebook, plus je me rendais compte à quel point on peut pénétrer dans les vies d'autrui. Je me suis demandé ce qui se passe quand quelqu'un a de mauvaises intentions. J'ai enquêté, j'ai essayé de comprendre. Et je suis arrivé à la conclusion que la Toile est seulement un outil neutre: ni bonne, ni mauvaise. C'est nous qui décidons de quel côté la faire basculer».

Photo: Checking-In on Facebook, Jorge Quinteros via Flickr CC License By

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