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Berlusconi veut aller aux élections en janvier

Slate.fr, mis à jour le 04.10.2010 à 12 h 27

Berlusconi

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Mercredi 29 septembre, Silvio Berlusconi a obtenu la confiance du Parlement après avoir engagé la responsabilité de son gouvernement. Mais le soutien des députés ne suffit pas à garantir un peu de répit dans la tumultueuse vie politique italienne. D'après la Repubblica, le président du Conseil italien envisage d'aller aux élections anticipées en janvier.

La décision aurait été prise par le tandem Berlusconi-Bossi, son allié de la Ligue du Nord, explique Blitz Quotidiano. Apparemment, le leader de la Ligue supporterait mal les pressions exercées par les partisans de Gianfranco Fini sur le gouvernement. Umberto Bossi accuse le président de la Chambre des députés de profiter de sa position de force: le soutien de Fini est en effet nécessaire si le gouvernement veut avoir la majorité.

«Nous ne pouvons pas  supporter le jeu des finiens», déclare Umberto Bossi. «Soit on arrive à un accord tout de suite, soit il faut faut aller au vote

Les conseillers du président du Conseil pensent que l'hypothèse du vote est risquée, et insistent pour une trêve avec Fini. Mais pour Silvio Berlusconi, la situation s'est trop détériorée. «Mais ce sont les finiens qui doivent nous envoyer au vote, déclare le Cavaliere. Nous ne pouvons pas prendre cette responsabilité.»

Le raisonnement de Berlusconi et Bossi est donc simple, explique Blitz Quotidiano: faisons tomber le gouvernement pour aller aux élections anticipées, mais la faute doit retomber sur les partisans de Fini. Les électeurs doivent savoir que s'il a fallu retourner aux urnes, c'est à cause de la trahison de Futur et Liberté, le groupe de Fini.

Dans le scénario envisagé par Berlusconi et Bossi, une crise de gouvernement est à prévoir pour fin octobre. Une crise provoquée par la Ligue, si nécessaire. S'ensuivront les consultations et la dissolution des chambres mi-novembre. Pour ensuite aller aux élections en janvier.

La campagne électorale peut donc commencer. Il y en a même qui affirment que le discours véhément contre les juges, prononcé par Berlusconi lors de la fête du PDL à Milan, représente le premier meeting électoral. «Nous sommes prêts au vote, déclare Mario Mantovani, un fidèle de Berlusconi. Nous mettons en place 61.000 équipes de la liberté pour parler avec 22 millions de familles. Porte à porte.»

Photo: Berlusconi, aeneastudio via Flickr CC License by

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