Monde

Le directeur d'un journal italien échappe à un attentat

Temps de lecture : 2 min

Attentato a Belpietro
Attentato a Belpietro

Quand on va sur le site de Libero, quotidien italien de droite, on ne tombe pas sur la page habituelle, mais sur une fenêtre qui s'ouvre sur une annonce. Et pour cause: le directeur du journal a échappé de justesse à un attentat.

Jeudi 30 septembre, Maurizio Belpietro rentre chez lui après une journée de travail. Depuis huit ans, le directeur du journal vit sous escorte (il reçoit des menaces de mort depuis des années), et comme tous les soirs, un policier le raccompagne chez lui. Mais ce soir-là, le policier d'escorte décide de descendre par les escaliers, et non par l'ascensceur. Surprise: il se retrouve face à un individu armé, portant un dossard de la police financière, explique l'AFP, reprise par 20minutes.fr. L'agresseur vise le policier, et tire. Mais l'arme semble défectueuse, raconte la Repubblica, le coup ne part pas. Le policier décide alors d'effrayer l'agresseur: il tire trois coups dans le vide, et l'individu prend la fuite.

«Je ne sais pas quoi dire, commente Belpietro, cité par La Stampa, j'ai l'impression que cette personne attendait mon retour à la maison. Et si le policier de l'escorte avait pris l'ascensceur et non les escaliers, je ne sais pas ce qui se serait passé. En regardant par le judas, j'aurais probablement pris l'agresseur pour un membre de la brigade financière, et je l'aurais fait rentrer.»

Le quotidien Libero s'était fait remarquer dernièrement pour ses vives critiques envers le président de la Chambre des députés Gianfranco Fini, critiques qui tournent autour d'une maison à Montecarlo héritée de Alleanza Nazionale (ancien parti de Fini), et maintenant habitée par le gendre de Fini, explique La Repubblica.

Les réactions ne tardent pas. Mario Ferrera, du PDL (Parti du peuple de la liberté, de Berlusconi) dénonce l'épisode: «Que ceux qui poussent à la violence et sèment la discorde réfléchissent à leurs actes.»

Daniele Capezzone, porte-parole du PDL, est inquiet. «Dans le dernier mois, on compte: l'agression contre Marcello Dell'Utri, l'action contre Renato Schifani, le fumogène lancé contre Bonanni, leader du syndicat Cisl, et maintenant l'attentat contre Maurizio Belpietro. Que va-t-il arriver encore?»

Photo: capture d'écran du site de Libero.

Slate.fr

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