Monde

La police américaine a trouvé Charlie

Temps de lecture : 2 min

Photo du braqueur communiquée par le FBI
Photo du braqueur communiquée par le FBI

Comme toujours, cela a pris du temps, mais Charlie a fini par être trouvé. Nous vous rapportions il y a quelques jours l’histoire de Ryan Homsley. Cet homme, âgé de vingt-neuf ans, avait ainsi pénétré mardi 21 septembre dernier dans une succursale de la Key Bank de Tualatin, en Oregon, avant de déposer une boîte sur le guichet et de réclamer de l’argent, menaçant les employés de faire exploser une bombe. L’affaire aurait pu être assez banale si le FBI n’avait pas publié un communiqué de presse accompagné d’une photo du suspect sur son site.

Les autorités décrivaient alors ainsi l’homme recherché:

«Il s’agit d’un homme blanc d’environ 1 mètre 76, de constitution moyenne. Il a les cheveux bruns, courts et épais, et porte des lunettes de vues à montures très visibles. Il portait au moment des faits un pull large à rayures de couleurs marron et crème. En raison de son apparence, les enquêteurs l’ont surnommé le bandit “Où est Charlie?”.»

Lundi 27 septembre, le FBI a annoncé l’avoir arrêté après que le suspect en cavale a posté de ses nouvelles... sur son profil Facebook. Une attitude étonnante qui pousse le Daily Mail à se demander s'il ne s'agit pas là du criminel le plus stupide au monde.

La chaîne américaine appartenant à CBS, KOIN Local 6, avait interviewé la semaine dernière le frère du fugitif, qui expliquait prendre des nouvelles grâce au célèbre réseau social. On y apprend que Homsley, qui a des problèmes de toxicomanie, avait remplacé sa photo de profil par celle utilisée pour son avis de recherche par le FBI. En fait, sa page Facebook n’est pas protégée: n’importe quel inscrit sur le réseau peut consulter le profil du suspect.

Entre deux provocations («Le voleur Où est Charlie a encore frappé!», «Ça y est, je suis un braqueur de banque!»), Ryan Homsley indique à ses 80 amis avoir agi pour pouvoir «payer ses médicaments». L’une de ses amies l’exhorte même à se rendre aux autorités:

«Rends-toi. Fais-toi aider. Ne te fais pas tirer dessus!! S’il te plaît.»

Contrairement à ce qu’il indiquait sur son profil, le fugitif ne s’est pas rendu à Seattle mais dans un hôpital d’Eugene, dans l’Oregon, où il a finalement été interpellé.

Photo du braqueur communiquée par le FBI

Slate.fr

Newsletters

À San Francisco, des équipes médicales vont aller soigner les toxicomanes directement dans la rue

À San Francisco, des équipes médicales vont aller soigner les toxicomanes directement dans la rue

On leur administrera notamment de la buprénorphine, plus connue sous le nom de Suboxone.

En Irlande du Nord, une mère emmène son fils se faire tirer dessus

En Irlande du Nord, une mère emmène son fils se faire tirer dessus

Dans les faits, la guerre est finie. Dans les têtes et les réflexes sociétaux, pas encore.

Au Japon, un moine en burn-out porte plainte contre ses employeurs

Au Japon, un moine en burn-out porte plainte contre ses employeurs

Le milieu bouddhiste semble lui aussi touché par le «karoshi», la mort par surmenage, connu pour faire des victimes dans le pays.

Newsletters